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L'incident d'Air Transat aurait pu être évité

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le rapport des autorités portugaises sur l'atterrissage d'urgence d'un avion d'Air Transat aux Açores, en 2001, conclut à une erreur de l'équipage, qui n'aurait pas engagé la procédure adéquate pour colmater une fuite de carburant.

Plus de trois ans après l'atterrissage d'urgence d'un avion d'Air Transat aux Açores, le rapport d'enquête du gouvernement portugais attribue la responsabilité de cet incident à une erreur de l'équipage.

Selon le rapport des autorités portugaises, déposé dimanche, la panne de carburant qui a frappé le vol TS 236 au dessus de l'Atlantique, le 21 août 2001, aurait pu être évitée si l'équipage avait suivi à la lettre les procédures prévues en cas de fuite de carburant en vol.

Toujours selon le rapport des autorités aériennes portugaises, l'équipage de l'Airbus d'Air Transat aurait mal évalué les raisons du problème d'équilibre de l'appareil. Il aurait omis d'engager les procédures adéquates qui auraient évité la panne de carburant. Celle-ci a privé l'avion de ses moteurs, des centaines de kilomètres avant sa destination, et a forcé le pilote à se poser d'urgence aux Açores.

Deux tuyaux mal installés à l'aéroport de Toronto

Quant à l'origine de la fuite de carburant en vol, le rapport établit qu'elle aurait été causée par une erreur des techniciens d'Air Transat à l'aéroport Pearson de Toronto. Ceux-ci auraient inversé deux tubes d'une pompe hydraulique dans le moteur droit de l'appareil avant son départ pour Lisbonne.

Bref retour sur les événements

Le 21 août 2001, l'équipage d'un vol Toronto-Lisbonne de la compagnie Air Transat a constaté un problème d'équilibre de l'appareil causé par une mauvaise répartition du carburant dans les ailes de l'avion.

Croyant rééquilibrer l'appareil, le commandant Robert Piché et son équipage ont alors tenté une manoeuvre de transfert de carburant qui s'est soldée par la perte de plusieurs tonnes de kérosène dans l'océan, en raison d'une fuite majeure dans l'un des réservoirs. Cette fuite a engendré une panne de carburant en plein vol, peu de temps après la tentative de rééquilibrage de l'avion.

Privé de moteur au-dessus de l'Atlantique, le commandant Piché s'est illustré en réussissant à faire planer l'Airbus pendant 19 minutes avant de poser l'appareil d'urgence aux Açores, sauvant les 304 passagers qu'il transportait.

Considéré comme un héros pour avoir sauvé les passagers, l'équipage et l'appareil dans une situation extrême, le pilote Robert Piché a été encensé et décoré pour sa maîtrise et son sang-froid. Le pilote québécois, sans le savoir, a également battu ce jour-là le record du plus long vol plané de l'histoire d'un transporteur commercial.

Air Transat accepte les recommandations

Le transporteur Air Transat, pour sa part, a fait savoir qu'il accueillait favorablement les résultats de l'enquête et recevait les recommandations des autorités aériennes portugaises. Pour le commandant Robert Piché, ce rapport constitue le point final de cette histoire qui aura permis d'apporter des mesures renforçant la sécurité à bord des avions, ce qui est somme toute la première préoccupation de tous les professionnels de l'industrie.

Le reportage de Monique Laberge

Les explications de Michel Marsolais

Le spécialiste de l'aviation civile Yvan-Miville des Chênes analyse le rapport qui, à la fois, loue et blâme l'équipage de l'appareil

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