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Esclavage : une experte de l’histoire des Noirs exige d’Ottawa des excuses officielles

Elise Harding-Davis

«Je veux des excuses pour l’esclavage qui s’est produit ici au Canada», insiste Elise Harding-Davis.

Photo : Meg Roberts/CBC

Radio-Canada

Elise Harding-Davis, historienne et auteure du comté d’Essex, demande au gouvernement canadien à travers une pétition de présenter des excuses aux communautés noires concernant l’esclavage. Selon Mme Harding-Davis, des excuses officielles signifieraient la reconnaissance de « toute une vie » de travail.

Le Canada a été construit sur le dos des peuples noirs et autochtones réduits en esclavage [...] Nous devrions avoir des excuses, dit-elle.

Mme Harding-Davis souligne que le gouvernement fédéral n’a jamais présenté d'excuses officielles pour l’esclavage des Canadiens noirs. Mais l’historienne et auteure reste optimiste.

Les réparations peuvent prendre de nombreuses formes. Les excuses sont les plus importantes. J’espère donc que dans les prochains mois, cela se produira, dit-elle.

La pétition, qui compte plus de 500 signatures, sera déposée à la Chambre des communes par le député néo-démocrate de Windsor-Ouest, Brian Masse, plus tard ce mois-ci, précise Mme Harding-Davis.

Le Mois de l'histoire des Noirs en Ontario

Consulter le dossier complet

Graphique du Mois de l'histoire des Noirs.

Elle espère se rendre à Ottawa lorsque la pétition sera présentée.

Le 1er août 1834, jour de l’émancipation au Canada, marque l’entrée en vigueur de la Loi sur l’abolition de l’esclavage au Canada. Même si l’esclavage au Canada est antérieur à la Confédération, Mme Harding-Davis a déclaré, dans le passé, que le pays en profitait toujours.

Des excuses pour clore le chapitre

Selon Brian Masse, le député fédéral du Windsor-Ouest, les excuses cloraient officiellement ce chapitre de l’histoire canadienne. Il affirme que cet aspect est moins connu que le chemin de fer clandestin.

Ce réseau qui aidait les Afro-Américains à fuir l'esclavage en gagnant le Canada.

Mais même avant [le chemin de fer clandestin], au Canada, les gens étaient considérés comme la propriété d’autrui en raison de leur race, dit-il.

Il s'agit simplement de revenir en arrière pour reconnaître ce qui était réellement vrai et ce qui s'est passé. Et en même temps, cela montre une voie à suivre.

Une citation de Brian Masse, député fédéral du Windsor-Ouest

Selon lui, cela doit être reconnu comme faisant partie de notre culture, et c’est la solution, conclut-il.

Avec les informations de CBC

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