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Le Salon du livre jeunesse : un pont entre la créativité et les enfants

Une autrice signe un livre.

Carine Paquin a publié à ce jour 70 titres de littérature jeunesse.

Photo : Radio-Canada / Réjean Blais

La Ville de Longueuil replace les livres au centre de la vie des enfants, cette fin de semaine, grâce au Salon du livre jeunesse, qui se tient au Théâtre de la Ville. Parmi les activités marquantes de l’évènement, le concours Une histoire un voyage, qui veut encourager les enfants à écrire durant les semaines précédant le Salon.

Tous les élèves des écoles primaires du Centre de services scolaire Marie-Victorin étaient invités à écrire une histoire issue de leur imagination. Pour la porte-parole du concours, l’autrice jeunesse Carine Paquin, ce genre d’activités offre toutes les possibilités aux enfants. Ça donne le goût d’écrire. J’ai été une enfant qui avait un rêve littéraire, dit Carine Paquin. C’est en participant à ce genre d’initiative qu’on commence à croire très jeune que nos rêves sont possibles.

Les Salons du livre destinés aux petits sont des lieux quasi magiques pour eux, qui ont l'occasion de rencontrer leurs auteurs et autrices favoris. Ça leur donne une image, une personne concrète devant eux, qui leur dit que c’est possible d’avoir des histoires à l’intérieur de soi et de les concrétiser. Ça n’a pas de prix, tout ce que cela peut faire dans la tête d’un enfant, explique Carine Paquin.

Toute la place aux enfants

Pour l’habituée du Salon du livre jeunesse de Longueuil, cet évènement diffère des grands salons pouvant être étourdissants pour les enfants, qui ne trouvent pas immédiatement chaussure à leur pied. Ici, on leur donne toute la place, dit-elle. L’enfant entre au Salon et sait que tout s’adresse à lui. Parcourir l’entièreté du Salon du livre de Montréal, par exemple, c’est énergivore pour les petits. Ici on a une plus petite superficie. On peut les laisser libres de découvrir ce qu’ils ont envie de voir.

Lire n’est pas une activité naturelle dans toutes les familles, et les évènements de ce type sont de bonnes occasions de changer les habitudes, selon la porte-parole. Ce ne sont pas tous les enfants qui vont à la librairie avec leurs parents. Ici on leur donne des histoires et les gens qui les ont, dit-elle. Ça personnalise les expériences et ça rend les livres encore plus précieux pour eux.

La censure des livres pour enfants

Les évènements de censures survenus cette semaine dans le milieu de la littérature jeunesse inquiètent évidemment l’autrice, qui se dit secouée par ces incidents. J’ai écrit un livre qui s’appelle Le coq qui voulait être une poule. Je m’attends à ce qu’il soit brûlé bientôt, plaisante-t-elle. Quand on veut nous faire taire par rapport à une sujet, je pense qu’il faut parler encore plus fort et s’unir.

À travers ses écrits, elle prône la tolérance et l’acceptation de la différence. Je dis aux enfants que c’est une bonne chose, d’être différent. C’est en étant différent qu’on crée un monde meilleur.

Le Salon du livre jeunesse de Longueuil se poursuit à la Salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la ville jusqu’au dimanche 11 février.

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