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« Le temps de ma vie! » : le festival « Quand ça nous chante » fête ses 20 ans

Un groupe de musique sur une scène

Les participants au festival « Quand ça nous chante » ont l'occasion de se produire devant des artistes professionnels qui évaluent leur performance.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Près de 200 élèves franco-ontariens sont rassemblés à North Bay en fin de semaine pour le 20e festival de musique « Quand ça nous chante », qui continue de susciter beaucoup d'enthousiasme chez les jeunes.

Abriele Boire se souviendra toujours du moment où, vendredi, devant plus d’une centaine d’élèves, elle a entonné les premières notes de Mes blues passent pu dans’ porte d’Offenbach.

Je suis en train d’avoir le temps de ma vie! raconte-t-elle.

Ce morceau a été choisi par le groupe « Café chantant » de l’École secondaire catholique Algonquin de North Bay, que fréquente Abriele, entre autres pour rendre hommage au chanteur Breen LeBœuf, lui aussi originaire de North Bay.

Abriele Boire porte une chemise de bûcheron.

Abriele Boire participe pour la première fois au festival «Quand ça nous chante».

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

C’est la première fois que cette élève de 10e année participe au festival Quand ça nous chante, dont la 20e présentation se déroule à son école.

C’est enrichissant, j’ai tellement de plaisir! affirme-t-elle.

Près de 170 élèves franco-ontariens venus de 15 écoles des quatre coins de la province sont au rendez-vous.

Nathan Larocque, qui étudie à l’École secondaire catholique Franco-Cité de Sturgeon Falls, a été convaincu par son père de participer au festival.

C’est merveilleux, c’est irréel, c’est génial!

Une citation de Nathan Larocque, participant au festival « Quand ça nous chante »
Taylor Dechamplain porte un chandail blanc.

Taylor Dechamplain prend plaisir à discuter avec les élèves d'autres écoles qu'elle rencontre au festival «Quand ca nous chante».

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Taylor Dechamplain, elle, a fait huit heures de route pour se rendre à North Bay. Sa petite école de Dubreuilville n’offre pas de cours de musique, mais des parents encadrent du mieux qu’ils le peuvent les élèves qui s’y intéressent.

Pour Taylor et ses camarades, le festival Quand ça nous chante est donc une rare occasion de rencontrer d’autres jeunes qui partagent leur passion.

Voir ce que les autres écoles font nous inspire beaucoup aussi, vu qu’on est une petite école. C’est vraiment beau de voir de grosses écoles qui ont tellement de ressources, puis on essaie de prendre le plus qu’on peut de cela et de le [mettre en œuvre] dans notre école.

Une citation de Taylor Dechamplain, participante au festival « Quand ça nous chante »

Un festival nécessaire

Comme enseignante à l’école hôte du festival, Suzanne Mongrain-Smith a pris part à l’organisation de l’événement cette année.

C’est quand même assez formidable que malgré la pandémie, malgré tout ce qui est arrivé, "Quand ça nous chante" existe encore. Je pense que c’est parce que c’est nécessaire. C’est la communauté francophone qui se rassemble, une gang de jeunes qui se rassemblent pour faire de la musique en français, fait-elle observer.

Pour les jeunes, de voir des jeunes d’autres écoles avoir la même passion qu’eux, ça renforce leur sentiment d’appartenance et ils voient qu’ils ne sont pas seuls.

Une citation de Suzanne Mongrain-Smith, enseignante à l’École secondaire catholique Algonquin de North Bay
Suzanne Mongrain-Smith porte un chandail bleu et des lunettes.

L'enseignante Suzanne Mongrain-Smith fait partie de l'équipe organisatrice du 20e festival «Quand ça nous chante».

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Beaucoup de chemin parcouru

Le festival Quand ça nous chante a été créé au sein de l’actuel Conseil scolaire catholique Mon Avenir avant d’être repris par la suite par l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), qui l’a élargi à toute la province.

Les élèves y reçoivent aussi des ateliers offerts par des experts du domaine musical.

Des élèves chantent sur une scène.

Près de 200 élèves franco-ontariens participent cette année au 20e festival «Quand ça nous chante», qui se déroule à North Bay.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il y a eu beaucoup de chemin parcouru, affirme le directeur général de l’APCM, Thomas Kriner.

Il se réjouit du bilan du festival, où se sont produits plusieurs élèves aujourd’hui devenus des artistes professionnels comme Mehdi Cayenne et Mélissa Ouimet.

Cette dernière est d’ailleurs la marraine du festival cette année.

Quand j'étais plus jeune, j'ai cru que ce serait difficile en tant que Franco-Ontarienne de réussir dans le monde francophone extérieur aussi, puis les temps ont tellement évolué que c'est tellement un bijou d'être franco-ontarien, indique-t-elle.

Mélissa Ouimet.

L'autrice-compositrice-interprète Mélissa Ouimet, originaire de l'Est ontarien, est la marraine du 20e festival «Quand ça nous chante».

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il y a beaucoup de jeunes hyper dynamiques et c’est ça, la chose qui me motive. [...] J’aime pouvoir leur partager des trucs. J’espère être capable d’alimenter ce feu-là chez les jeunes.

Une citation de Mélissa Ouimet, autrice-compositrice-interprète et marraine du festival « Quand ça nous chante »

Ce que j’aime dire aux jeunes, c’est que c’est du travail, c’est de l’abnégation, c’est de la passion, mais au final, on fait ce qu’on a envie de faire et ce qu’on aime faire, ajoute M. Kriner.

Quinn Gauthier, élève à l’École secondaire catholique Franco-Cité de Sturgeon Falls et participant au festival pour la deuxième fois, rêve justement d’évoluer dans le domaine musical.

Ici, ils nous poussent, ils nous poussent pour continuer en musique [...]. "Quand ça nous chante", je trouve que c’est très important pour de jeunes artistes comme nous autres, fait-il savoir.

Thomas Kriner porte des lunettes un chandail bleu.

Thomas Kriner est le directeur général de l'Association des professionnels de la chanson et de la musique, qui organise le festival «Quand ça nous chante».

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

M. Kriner dit souhaiter avoir plus d’écoles partenaires du festival ainsi que davantage d’accompagnateurs pour encadrer les élèves qui démontrent un intérêt pour la musique et pour les emmener à Quand ça nous chante.

C’est aussi grâce à eux que tout ceci tient, et si un jour on perd ça, on perd les participants, les jeunes, parce que personne ne les accompagnera. [...] À l’avenir, j’espère qu’on puisse continuer ce momentum-là, conclut-il.

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