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Le Québec ne doit plus se passer de l’énergie solaire, selon Nergica

Des panneaux solaires sur un terrain privé près d'une forêt.

L'énergie solaire pourrait être stockée pour être utilisée lors des périodes de pointe de consommation l'hiver, en plus de l'hydroélectricité et de l'éolien. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Nergica, le centre de recherche appliquée de Gaspé, fait le constat selon lequel le Québec ne peut plus se permettre de se passer de l'énergie solaire comme source énergétique, étant donné la baisse des surplus d'électricité attendue au cours des prochaines années.

En plus d'avoir un meilleur potentiel que celui de l'Allemagne, le développement de la filière solaire québécoise ne serait pas gravement compromis par nos hivers.

Le potentiel énergétique de Montréal est supérieur au potentiel énergétique de l'Allemagne. Alors qu’en Allemagne, on a autour de 66 gigawatts d'énergie solaire, au Québec, on est très, très loin, avec autour de 17 mégawatts, affirme Karim Belmokhtar, chef scientifique en recherche et innovation chez Nergica.

Jusqu'à récemment, la forte présence au Québec de l'hydroélectricité, qui constitue une source d'énergie stable, carboneutre et peu coûteuse aux consommateurs, ne rendait pas le solaire intéressant, mais la donne a changé, selon M. Belmokhtar.

Avec les surplus qui vont fondre à l'horizon 2026-2027 et plus tard, on n'a plus le luxe de dire : "On a l'hydroélectricité, on ne va pas envisager le solaire."

Une citation de Karim Belmokhtar, chef scientifique en recherche et innovation chez Nergica

Exemple gaspésien

Quand il a construit sa maison, il y a 10 ans, Marc Legris, un résident de Gaspé, aurait pu se brancher au réseau d'Hydro-Québec. Cependant, la facture se serait élevée à 40 000 $ uniquement pour le raccordement.

Martin Legris devant les panneaux solaires fixés sur sa maison.

Marc Legris, un résident de Gaspé, a décidé de se tourner vers l'énergie solaire avec 20 panneaux pour alimenter sa maison en électricité.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

L'énergie solaire est vite devenue la meilleure option. Il affirme que ses 20 panneaux lui fournissent amplement d'électricité. Avec ça, je suis complètement autonome [...] : télévision, système de son, Bell ExpressVu, mon frigidaire, les lumières, un micro-ondes, énumère M. Legris.

M. Legris ne s'ennuie pas des factures d'Hydro-Québec. À partir du moment où j'ai acheté [les panneaux solaires], je n'ai pas eu de bill et les panneaux sont payés.

Quatorze panneaux solaires fixés sur un mur extérieur d'une maison devant une forêt.

Marc Legris a installé lui-même ses panneaux solaires, acquis au coût de 20 000 $.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Ses panneaux lui ont coûté 20 000 $ et il dit avoir rentabilisé son investissement en les installant lui-même.

Plus performant par temps froid

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les pays nordiques comme le Canada n'offrent pas un moins bon rendement à cause du froid. Selon les travaux de recherche menés par Nergica, les panneaux solaires photovoltaïques seraient même plus performants par temps froid.

Le froid, ce qu'on appelle l'effet du refroidissement éolien, accroît le rendement des panneaux solaires, explique M. Belmokhtar.

Les recherches montrent que le rendement d'un panneau solaire à Montréal ou à Québec est meilleur que le rendement d'un panneau solaire en Afrique.

Une citation de Karim Belmokhtar, chef scientifique en recherche et innovation chez Nergica
Karim Belmokhtar

Karim Belmokhtar est chef scientifique en recherche et innovation au centre de recherche appliquée Nergica, à Gaspé. (Photo d'archives)

Photo : Gracieuseté de Nergica

À peu près 75 % ou 80 % de la radiation solaire captée est perdue sous forme de chaleur. Donc, plus le panneau solaire chauffe, plus son rendement baisse, explique-t-il.

L'obstacle principal sur le chemin de la démocratisation des panneaux solaires demeure toutefois les frais d'achat et d'installation. Selon une étude réalisée par le centre de recherche fédéral CanmetÉnergie, cela prendrait en moyenne 19 ans pour rentabiliser l'achat de panneaux solaires.

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