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L’entente de principe entre la FAE et Québec acceptée de justesse

Des personnes manifestent avec des drapeaux de la Fédération autonome de l'enseignement.

Les membres du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) ont accepté l'entente de principe entre Québec et la FAE à hauteur de 50,58%. (Photo d'archives.)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

L'entente de principe entre Québec et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a été acceptée de justesse ce vendredi après-midi après que les membres du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) eurent approuvé l'entente à hauteur de 50,58 %.

Parmi les neuf syndicats affiliés à la FAE, cinq ont voté pour, et quatre contre.

Dans un communiqué, la FAE fait savoir que le résultat sera confirmé officiellement par les délégations des syndicats affiliés lors du Conseil fédératif de négociation du 7 février prochain.

Sophie Veilleux, présidente du SEHY, explique quant à elle dans un communiqué que malgré l’adoption de l’entente de principe, le résultat envoie un message clair au gouvernement : cette entente n’est pas suffisante pour répondre aux besoins des enseignants et de leurs élèves.

Les 3000 enseignants de l’Estrie du SEHY ont été les derniers à se prononcer. Ils ont hérité par la force des choses d’une grande responsabilité puisque c’est eux qui ont décidé du sort de l’entente de principe arrachée au gouvernement du Québec pendant les Fêtes, après un mois de grève des 66 000 membres de la FAE.

Grèves dans le secteur public au Québec

Consulter le dossier complet

Des manifestants sont massés devant l'Assemblée nationale et brandissent pancartes et banderoles.

Sonia LeBel dit « prendre acte » du résultat

De son côté, Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, indique dans une déclaration écrite prendre acte du résultat et souligne qu'il s'agit d’une entente négociée qui répond à des enjeux importants de part et d’autre.

On vient améliorer les services, les conditions de travail, l’organisation du travail et les salaires.

Une citation de Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor

Il est évident que la négociation ne règle pas tout. Nous bâtirons sur les avancées réalisées pour continuer de travailler sur certains éléments comme la composition de la classe, par exemple. Nous avons entendu le message des enseignants, poursuit-elle.

Résultats des votes des syndicats affiliés à la FAE

Pour

  • Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l’Île (58 %)
  • Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (57 %)
  • Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal (51 %)
  • Alliance des professeures et professeurs de Montréal (52 %)
  • Syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (50,58 %)

Contre

  • Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (68 %)
  • Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (72 %)
  • Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (60 %)
  • Syndicat de l’enseignement des Seigneuries (58 %)

Un vote très serré

Parmi les membres du Syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska qui ont voté ce vendredi, 569 ont voté pour l'entente de principe, et 556 ont voté contre. Neuf d'entre eux se sont abstenus. C'est incroyable de voir à quel point c'était extrêmement serré, souligne l'enseignant Daniel Hainse. Ce dernier se dit d'ailleurs déçu de l'issue du vote, car il était contre l'entente de principe. Il n'y avait pas assez de gains pour les enseignants, martèle-t-il.

Ça montre à quel point on était très divisés.

Une citation de Daniel Hainse, enseignant

De nombreux parents rencontrés à Granby peu avant les résultats du vote, vendredi après-midi, avaient bon espoir que le conflit trouve une issue positive. C’est le temps que ça se règle pour que les enfants puissent étudier comme il le faut, pour qu’ils puissent continuer et qu’ils ne lâchent pas , lance Nancy. Il faut que ça se règle. Les enfants et les parents écopent pas mal , renchérit un autre parent rencontré sur les lieux.

Un résultat qui témoigne de la colère des profs

Pour Sylvain Mallette, ancien président de la FAE, il s’agit d’un résultat qui témoigne de la colère des profs à l’endroit du gouvernement et d’une déception à l’endroit de l’entente qui leur a été présentée.

Même si elle est acceptée, c’est une entente qui est profondément mal aimée et qui va être tenue responsable de tout ce qui ne fonctionne pas dans le réseau scolaire.

Une citation de Sylvain Mallette, ancien président de la FAE

Selon M. Mallette, le gouvernement et les représentants syndicaux devront être particulièrement prudents et ne pas verser dans le triomphalisme. Il y aura des difficultés dans le courant des cinq prochaines années, met-il en garde.

La question salariale a été très bien accueillie parmi les profs, rappelle Sylvain Mallette. D'après ce dernier, le cœur du problème sont les conditions de travail et plus particulièrement la composition des classes. Les attentes après 22 jours de grève étaient très élevées. Il y aura encore beaucoup de travail à poursuivre, souligne-t-il.

Des hausses salariales de 17,4 % sur cinq ans

Rappelons que le bureau du SEHY avait recommandé à ses membres de voter contre cette entente. Celle-ci prévoit des hausses salariales de 17,4 % sur cinq ans, mais ce sont généralement les mesures visant la composition des classes qui suscitent de la grogne.

La FAE tiendra d'ailleurs une conférence de presse lundi matin, à Montréal, durant laquelle sa présidente, Mélanie Hubert, fera le point sur l’état de la négociation nationale.

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