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Le sébaste au cœur d’une offensive commerciale de Fourchette bleue

Des sébastes sur de la glace.

L'industrie des pêches estime qu'il est urgent de lever le moratoire sur la pêche au sébaste afin que les usines et la flottille puissent se préparer. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens

Le sébaste atlantique sera à l'honneur lors du troisième Salon Fourchette bleue, poissons et fruits de mer, qui se tiendra du 19 au 21 février à La Malbaie. Cette organisation compte y lancer une vaste offensive commerciale afin de valoriser ce poisson rouge sur le marché québécois.

Avec une reprise potentielle de la pêche commerciale au sébaste, soumis à un moratoire depuis 1995, la mise en marché a déjà été désignée comme un des principaux enjeux par les pêcheurs et les industriels.

Des kiosques du Salon Fourchette bleue et des personnes qui se parlent.

Le Salon Fourchette bleue se déplacera du côté de La Malbaie pour cette troisième présentation après deux années à Rivière-du-Loup. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Il faut dire que cette espèce a continué à être pêchée et transformée à Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu’en Nouvelle-Écosse et que ses marchés sont déjà bien établis.

La directrice générale d'Exploramer et de Fourchette bleue, Sandra Gauthier, qui organise ce salon, croit que ce poisson rouge suscite déjà un grand intérêt auprès d’établissements publics. Ce poisson d’entrée de gamme à chair blanche aurait ainsi un énorme potentiel de vente sur ce marché.

Donc on parle des CHSLD, on parle des cafétérias d'université, on parle des hôpitaux et des CPE. Ils ont de l'intérêt pour ce poisson-là. Ça fait plusieurs jours qu'on a des contacts quotidiens avec eux et ils l’attendent avec impatience.

Une citation de Sandra Gauthier, directrice générale, Exploramer et Fourchette bleue
La directrice présente son projet devant un étalage de fruits de mer et de poissons à l'épicerie.

La directrice d’Exploramer et fondatrice de la certification Fourchette bleue, Sandra Gauthier. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L’objectif sera ainsi de réunir les pêcheurs, les transformateurs, les restaurateurs, les réseaux de distribution et les chaînes d’alimentation pour arrimer tous les maillons de la chaîne de cette nouvelle industrie afin de pérenniser cette ressource essentiellement sur le marché québécois.

Une chaîne d’alimentation comme Metro, qui a déjà conclu une entente pour commercialiser les produits certifiés Fourchette bleue, a confirmé sa présence au Salon.

Le sébaste aurait aussi incité plusieurs transformateurs, jusqu’ici plus frileux à participer à ce salon, à participer à cette troisième présentation, dont l’usine Fruits de mer Madeleine.

Cette fébrilité-là pour le sébaste, ce n’est pas seulement les acheteurs qui l’ont mais aussi les vendeurs, donc oui, enfin, on va accueillir [les représentants de] plusieurs grandes usines qui ont confirmé leur présence, ajoute Sandra Gauthier.

Un emballage de poisson à chair blanche congelé.

L'usine Les Pêcheries gaspésiennes commercialise déjà du sébaste sur le marché québécois provenant de quotas de pêche scientifique.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

D’autres espèces seront aussi mises en avant durant ce salon, notamment les algues, les oursins et le phoque.

La première journée de ce salon prévoit notamment la présence de kiosques pour découvrir les entreprises et les produits de la mer québécois, de même que des rencontres à huis clos afin de favoriser des partenariats d’affaires.

Retour du forum des entrepreneurs

Le Salon se conclura le 21 février avec un forum des entrepreneurs organisé par l’Institut de recherche en économie contemporaine. Ce groupe de discussion visera à mieux outiller l’industrie des pêches face aux grandes différences entre la mise en marché au Québec et celle à l'étranger.

Le Salon Fourchette bleue se donne comme mandat de réunir pêcheurs, aquaculteurs, transformateurs, restaurateurs et distributeurs au même endroit pour favoriser une plus grande consommation locale des produits de la mer et, ainsi, pour diminuer les volumes exportés chaque année.

Plus de 80 % des poissons et des fruits de mer québécois sont vendus à l’étranger, principalement aux États-Unis.

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