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Une « Équipe Canada » renouvelée pour préparer le pays en vue des élections américaines

Justin Trudeau.

Justin Trudeau a d'ailleurs tenu à préciser que le pays poursuivra son travail pour défendre les intérêts du Canada, peu importe le président élu aux États-Unis en novembre prochain.

Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi

L'ombre du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche plane de plus en plus sur le gouvernement Trudeau. Au deuxième jour de la retraite fermée de son Cabinet à Montréal, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mardi la mise sur pied d'une équipe d'experts afin de défendre les intérêts du Canada à la suite des élections présidentielles américaines de novembre prochain.

Cette Équipe Canada, dirigée par le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François Philippe-Champagne, et la ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique, Mary Ng, travaillera particulièrement à défendre les intérêts du Canada et à promouvoir les accords bilatéraux entre Ottawa et Washington.

L’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, dirigera également ce groupe composé d'experts, de dirigeants d’entreprises, de syndicats et d’universités, ainsi que des partenaires provinciaux et territoriaux pour resserrer les liens avec les États-Unis dans plusieurs domaines.

Le spectre de Donald Trump

Questionné quant à une possible réélection de Donald Trump, M. Trudeau évoque que le pays doit se préparer à toute éventualité, mais tient à rappeler l'efficacité de son gouvernement lorsqu'il se défendait contre les assauts répétés de l'ex-président américain sur les questions économiques.

Élections américaines 2024

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Des drapeaux américains sont placés devant le Capitole des États-Unis.

M. Trump représente une incertitude. On ne sait pas ce qu’il va amener, mais on a su bien gérer ses attaques sur les travailleurs ou la gestion de l'offre dans le passé en renégociant l'ALENA pour mieux protéger nos industries. Mais il faut travailler de manière constructive avec les États-Unis, notre plus grand allié, a-t-il précisé sur ces négociations, qui ont ultimement entraîné l'adoption de l'ACEUM.

L'ancien président Donald Trump arrive au gala du New York Young Republican Club au Cipriani Wall Street le 09 décembre 2023 à New York.

Donald Trump pourrait être réélu en novembre prochain, ce qui alimente un sentiment d'incertitude au sein du gouvernement canadien. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / Michael M. Santiago

Le premier ministre souligne également qu'aucun président américain n'est facile pour un premier ministre canadien en raison du poids que portent les États-Unis sur les discussions entre les deux pays.

C'est une relation complexe où les intérêts américains prennent beaucoup de place dans les discussions. L’approche canadienne demeure cependant la même : défendre les intérêts canadiens et démontrer que l’intégration [économique] est une bonne chose des deux côtés de la frontière et qu'elle profite aux deux pays, ajoute-t-il.

Le premier ministre canadien avait tenu des propos similaires mardi dernier en compagnie de Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, au lendemain de la victoire écrasante de M. Trump au caucus de l'Iowa. Il n'a pas caché que ça n'avait pas été facile avec lui la première fois, et que s'il y a une deuxième fois, ça ne sera pas facile non plus.

L'avantage de l'expérience

Ce n'est pas la première fois que l'équipe libérale se trouve dans une situation d'incertitude liée aux élections américaines. Lors d'une retraite fermée du gouvernement libéral en 2016, le prédécesseur de Mme Hillman avait, lui aussi, été invité à préparer le terrain dans les relations entre les deux États en prévision des élections, qui favorisaient Hillary Clinton à ce moment.

Huit ans plus tard cependant, des sondages récents montrent que les candidats Joe Biden et Donald Trump sont au coude-à-coude, et ce, malgré toutes les casseroles que traîne le leader républicain. L'ambassadrice ne veut pas être prise au dépourvu cette fois-ci.

Justin Trudeau et Donald Trump.

Donald Trump représente une menace pour les démocraties dans le monde, selon plusieurs membres du cabinet libéral. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Chaque fois qu'un moment important arrive pour les Américains, nous devons nous assurer que nous sommes au courant et que nous faisons tout ce que nous pouvons pour positionner le Canada de la meilleure façon possible pour nous préparer à des fluctuations, voire à des changements complets de direction, a-t-elle déclaré en entrevue à CBC News.

Il n'y a pas qu'au Canada qu'une potentielle réélection de Donald Trump fait réagir. En décembre dernier, les législateurs américains ont adopté une loi pour empêcher tout président américain de retirer unilatéralement les États-Unis de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), texte qui semblait être destiné à l’ex-président américain Donald Trump, qui ne porte pas l’OTAN dans son cœur.

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