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Grève du secteur public : la FIQ revoit ses exigences salariales à la baisse

Trois drapeaux de la FIQ flottent sous l'enseigne d'une urgence.

Manifestation de la FIQ, le 8 novembre, devant l’hôpital Notre-Dame, à Montréal. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a indiqué dimanche avoir présenté au gouvernement vendredi une contre-offre qui comprend des demandes financières réduites.

L'organisation syndicale, qui représente plus de 80 000 membres infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques, demande désormais des augmentations salariales de 20 % sur 4 ans (au lieu de 24 % sur 3 ans, précédemment).

Cela inclut un rattrapage de 6 % pour l'année 2022, pour la perte du pouvoir d’achat et des augmentations annuelles de 4 % en 2023 et 2024, puis de 3 % en 2025 et 2026.

Il faut garder à l’esprit que l’inflation prévue par le gouvernement pour la période de la convention collective, c’est 12 %.

Une citation de La FIQ, dans une déclaration transmise par courriel

À cela, il faut ajouter la prime de 3,5 % qui a été retirée sans justification réelle, ajoute l'organisation, qui affirme qu'au final nos demandes atteignent à peine l’augmentation du coût de la vie.

Grèves dans le secteur public au Québec

Consulter le dossier complet

Des manifestants sont massés devant l'Assemblée nationale et brandissent pancartes et banderoles.

La FIQ veut aussi forcer le gouvernement à bouger sur des enjeux clés qui touchent aux conditions de travail. En effet, le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les déplacements forcés ni sur l'imposition de 16 h à taux simple, mentionne l'organisation syndicale sur les réseaux sociaux.

Néanmoins Jérôme Rousseau, vice-président du comité exécutif de l'organisation, dit ne pas sentir, aux tables de négociation, de volonté réelle de la partie patronale de s'entendre avant les Fêtes.

Ça fait plus d'un an qu'on négocie. Si la cadence a un peu augmenté dans les dernières semaines, ça reste extrêmement lent du côté du gouvernement, a-t-il déclaré à Radio-Canada.

Ça a pris plus de 48 heures à s'entendre avec le gouvernement sur une clause de stationnement que d'autres conventions collectives avaient déjà.

Une citation de Jérôme Rousseau, vice-président du comité exécutif de la FIQ

La FIQ sera elle aussi en grève du 11 au 14 décembre. Des services essentiels seront toutefois assurés, puisqu'il s'agit du secteur de la santé.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

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