•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Viking et Le plongeur, favoris du Gala Québec Cinéma

Un homme debout et un homme assis (Steve Laplante) regardent devant eux.

Steve Laplante est nommé pour sa performance dans « Viking », de Stéphane Lafleur

Photo : Les films Opale

Animé par Jay Du Temple, le 25e Gala Québec Cinéma récompensera dimanche soir le meilleur du cinéma québécois. Douze prix Iris seront décernés, dont un prix hommage à Rémy Girard. En tête des nominations aux côtés du Plongeur, le film Viking, réalisé par Stéphane Lafleur, a déjà remporté sept statuettes, jeudi, lors du Gala Artisans Québec Cinéma.

La comédie de science-fiction Viking est en lice dans sept catégories, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et de la révélation de l’année, pour Fabiola Nyrva Aladin. Dans cette dernière catégorie, l’actrice est notamment en compétition contre les humoristes Virginie Fortin (23 décembre) et François Pérusse (Niagara).

Adapté du roman éponyme de Stéphane Larue, le film Le plongeur concourt également dans sept catégories, entre autres celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et de la meilleure interprétation masculine – premier rôle pour Henri Picard, qui incarne Stéphane, le personnage principal.

Un jeune homme fait la plonge dans une cuisine.

Henri Picard dans « Le plongeur », de Francis Leclerc

Photo : Immina Films

Fait inusité : Henri Picard affronte dans cette catégorie son propre père, Luc Picard, qui interprète le tueur à gages Gérald Gallant dans Confessions.

Quant au film Babysitter, de Monia Chokri, il a six chances de repartir avec un trophée. Patrick Hivon pourrait recevoir le prix de la meilleure interprétation masculine – premier rôle, et Monia Chokri pourrait être sacrée dans la catégorie de la meilleure réalisation.

Deux hommes et une femme se tiennent debout dans une cuisine, affichant un air consterné.

Patrick Hivon, Monia Chokri et Steve Laplante dans le film «Babysitter»

Photo : Maison 4:3

Pour être admissibles au gala de cette année, les films devaient être sortis entre mars 2022 et août 2023.

À noter que 25 des films finalistes sont offerts en ligne gratuitement sur le site de Gala Québec Cinéma, et ce, jusqu’à mardi.

Rémy Girard honoré

Antoine Bertrand, Christine Beaulieu, Chloé Djandji, Patrick Huard, Anik Jean, Kat Levac, Alexis Martin et Pascale Montpetit font partie des artistes qui monteront sur scène pour remettre des prix.

Au cours de la soirée, l’acteur Rémy Girard se verra, à 73 ans, décerner un prix hommage. À noter qu'il n’a encore jamais reçu de trophée pour un rôle au cinéma, alors qu’il a joué dans près de 60 films québécois. C’est d'ailleurs lui qui a présenté le premier Gala Québec Cinéma, en 1999.

Je suis un peu nerveux. Je ne suis pas habitué à ça, a-t-il déclaré en entrevue avec Louis-Philippe Ouimet, journaliste culturel à Radio-Canada.

Jay Du Temple au micro

Diffusé sur Radio-Canada pendant près de 20 ans, le Gala Québec Cinéma est cette année présenté sur Noovo, à 20 h.

Le réseau généraliste de Bell Média promet une formule revisitée qui oscillera entre des moments tantôt comiques et tantôt touchants.

C’est la première fois que Jay Du Temple anime un gala. L’humoriste, également connu pour avoir animé la populaire émission Occupation double, a toujours été adepte des soirées de remise de prix, comme les Oscars.

C’est un beau terrain de jeu pour un humoriste, a-t-il expliqué lundi dernier en entrevue à l’émission Pénélope.

Portrait au micro de la personnalité qui sourit.

L'animateur et humoriste Jay Du Temple.

Photo : Radio-Canada / Jean-Baptiste Demouy

Quand on lui a proposé de présenter le gala, il a accepté par goût du défi. La seule raison pour laquelle il a hésité à dire oui tout de suite a été son inquiétude quant à la réaction du milieu du cinéma. Je ne voulais pas m’imposer, a-t-il dit. Je voulais être certain que le milieu du cinéma fasse comme : "Ce serait cool que ce soit ce gars-là."

Le fait que Radio-Canada a décidé l’an dernier de débrancher le Gala Québec Cinéma a menacé l’avenir de cette cérémonie. Paradoxalement, ce contexte particulier aide Jay Du Temple. Je sens que […] tout le monde est très volontaire, veut nous aider et veut que cette soirée fonctionne. Je les sens derrière nous.

Signe de sa fébrilité : l’eczéma de Jay Du Temple est réapparu ces dernières semaines. Toutefois, l’animateur et humoriste se dit plus serein depuis qu’il a finalisé son monologue d’ouverture. Il a écrit ce numéro, qu’il a récemment rodé dans des cabarets humoristiques en pensant aux deux publics – celui qui sera assis dans la salle et celui qui sera à la maison – avec comme défi la difficulté de trouver des références communes au plus grand nombre.

Des inquiétudes quant au financement du cinéma

Après trois années marquées par la pandémie et ses conséquences délétères sur la fréquentation des salles de cinéma, le 25e Gala Québec Cinéma se déroule dans un contexte plus favorable. Cette année, cinq films québécois ont dépassé le cap du million de dollars de recettes (Le temps d’un été, Les hommes de ma mère, Katak : le brave béluga, Testament et Simple comme Sylvain), une première depuis 2011. Peut-être que Ru se joindra à ce club d’ici le 31 décembre.

Toutefois, le milieu du cinéma s’inquiète de l’avenir du financement du cinéma québécois. Samedi, plus de 300 personnes représentant ce domaine ont signé une lettre réclamant une pérennisation du budget de Téléfilm Canada à 50 millions de dollars par an, tel que promis par le Parti libéral en 2019.

Le mois dernier, le Regroupement des producteurs indépendants de cinéma du Québec (RPICQ) ainsi que d’autres acteurs et actrices du secteur du cinéma québécois avait fait paraître une lettre dans le même sens.

Le milieu du cinéma québécois exige également que 40 % du financement de Téléfilm Canada soit consacré à la production francophone. Actuellement, cette proportion s’élève à 33 %.

Le producteur Roger Frappier a cocréé le Gala Québec Cinéma en 1999. Il est l’un des signataires de ces deux lettres. Il va y avoir véritablement un problème majeur si le gouvernement fédéral ne respecte pas sa promesse, a-t-il alerté, samedi, en entrevue à l’émission Dessine-moi un matin.

Le milieu du cinéma québécois craint une baisse de production de films produits, ainsi que la perte de milliers d’emplois dans l’industrie.

LES FINALISTES AUX PRIX IRIS 

Meilleur film 

  • Arsenault et fils 
  • Babysitter
  • Falcon Lake 
  • Le plongeur
  • Noémie dit oui 
  • Viking 

Meilleur premier film

  • Falcon Lake, de Charlotte Le Bon 
  • Farador, d’Édouard Albernhe Tremblay 
  • Les hommes de ma mère, d’Anik Jean 
  • Noémie dit oui, de Geneviève Albert 
  • Rodéo, de Joëlle Desjardins Paquette 

Meilleure réalisation

  • Monia Chokri, Babysitter 
  • Stéphane Lafleur, Viking 
  • Francis Leclerc, Le plongeur 
  • Rafaël Ouellet, Arsenault et fils 
  • Pascal Plante, Les chambres rouges 

Meilleur scénario 

  • Eric K. Boulianne et Francis Leclerc, Le plongeur 
  • Stéphane Lafleur et Eric K. Boulianne, Viking 
  • Catherine Léger, Babysitter 
  • Rafaël Ouellet, Arsenault et fils 
  • Pascal Plante, Les chambres rouges 

Meilleure interprétation féminine – Premier rôle

  • Larissa Corriveau, Viking 
  • Kelly Depeault, Noémie dit oui 
  • Hélène Florent, Une femme respectable 
  • Léane Labrèche-Dor, Les hommes de ma mère 
  • Sara Montpetit, Falcon Lake 

Meilleure interprétation masculine – Premier rôle

  • Guillaume Cyr, Arsenault et fils 
  • Patrick Hivon, Babysitter 
  • Steve Laplante, Viking 
  • Henri Picard, Le plongeur 
  • Luc Picard, Confessions 

Meilleure interprétation féminine – Rôle de soutien

  • Laurie Babin, Les chambres rouges 
  • Élise Guilbault, Le temps d’un été 
  • Ève Landry, Bungalow 
  • Julie Le Breton, Tu te souviendras de moi 
  • Nadia Tereszkiewicz, Babysitter 

Meilleure interprétation masculine – Rôle de soutien

  • Maxime de Cotret, Le plongeur 
  • Charles-Aubey Houde, Le plongeur 
  • Denis Houle, Viking 
  • Steve Laplante, Babysitter 
  • Guy Nadon, Le temps d’un été 

Révélation de l’année

  • Fabiola Nyrva Aladin, Viking 
  • Emi Chicoine, Noémie dit oui 
  • Virginie Fortin, 23 décembre 
  • Juliette Gariépy, Les chambres rouges 
  • Joan Hart, Le plongeur 
  • François Pérusse, Niagara

Meilleur film documentaire

  • Dear Audrey, de Jeremiah Hayes 
  • Gabor, de Joannie Lafrenière 
  • Geographies of Solitude, de Jacquelyn Mills
  • Je vous salue salope : la misogynie au temps du numérique, de Léa Clermont-Dion et Guylaine Maroist
  • Rojek, de Zaynê Akyol

Prix du public

  • 23 décembre, de Miryam Bouchard 
  • Confessions, de Luc Picard
  • Katak, le brave béluga, de Christine Dallaire-Dupont et Nicola Lemay 
  • Le temps d’un été, de Louise Archambault 
  • Les hommes de ma mère, d’Anik Jean

Avec les informations de La Presse canadienne

La section Commentaires est fermée

Les commentaires sont modérés et publiés du lundi au vendredi entre 6 h et 23 h 30 (heure de l’est).

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre Radio-Canada et moi

Une infolettre qui vous ressemble, remplie de découvertes et de sujets choisis selon vos champs d’intérêt.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre Radio-Canada et moi.