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Près de 400 cerfs ont été abattus dans deux parcs de la Sépaq près de Montréal

Un chevreuil dans la neige.

La surabondance du cerf de Virginie cause des dommages à la biodiversité et à la santé publique, selon la Sépaq. (Photo d'archives)

Photo : Daniel Brassard

Une opération menée par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a permis d'abattre 399 cerfs de Virginie dans les parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno.

Plus précisément, 319 cerfs ont été abattus au parc national des Îles-de-Boucherville et 80 au parc national du Mont-Saint-Bruno. Selon les autorisations nécessaires accordées par Ottawa, la Sépaq pouvait abattre un maximum de 500 cerfs.

C'est ce qui conclut cette opération, annoncée à la mi-novembre, qui visait à réduire, à terme, les densités de cette espèce entre 5 et 10 cerfs/km2 de manière à favoriser la régénération de la végétation et à offrir un environnement propice à la présence de différentes espèces animales.

La Sépaq comptait 335 cerfs dans le parc national du Mont-Saint-Bruno, une hausse de 119 % en deux ans. Quoique moins imposante, la population du cerf a connu une hausse de 49 % dans le parc des Îles-de-Boucherville durant la même période.

Opération satisfaisante

La Sépaq se dit heureuse du succès de l'opération, et ce, malgré la neige et les conditions météorologiques qui ont complexifié la tâche des chasseurs.

Elle tient à souligner que la totalité de la viande de gibier recueillie sera remise au programme Chasseurs généreux de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs en vue d’une redistribution dans des banques alimentaires.

Un chevreuil traverse un sentier du parc Michel-Chartrand, à Longueuil, un jour de novembre. Les arbres du boisé sont dénudés de leurs feuilles.

La Ville de Longueuil a reçu l'autorisation d'abattre jusqu'à 100 cerfs dans le parc Michel-Chartrand. (Photo d'archives)

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

La Sépaq entend d'ailleurs effectuer des suivis au cours de prochains mois pour étudier les impacts de son intervention dans ces deux parcs nationaux. Elle n’exclut pas la possibilité de mener d’autres opérations au cours des prochaines années si la situation l’exige.

Dossier polarisant

Le responsable des relations avec les médias de la Sépaq, Simon Boivin, a d'ailleurs spécifié qu'aucune information sur le déroulement de l'opération ne sera diffusée en raison des événements malheureux passés liés au dossier des cerfs, notamment des menaces de mort, qui ont influencé la décision de préserver l'anonymat des participants.

À ce sujet, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, avait été huée lors d'une séance du conseil municipal le mois dernier alors qu'elle justifiait l'abattage des cerfs de Virginie en surpopulation dans le parc Michel-Chartrand. Mme Fournier a aussi reçu des menaces de mort dans cette affaire.

Des citoyens ont d'ailleurs demandé de l'aide psychologique à la Ville de Longueuil dans la foulée de sa décision d'autoriser l'abattage de cerfs de Virginie. Cette aide leur a été refusée.

En collaboration avec Marie-Josée Paquette-Comeau

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