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L’Assemblée nationale vote pour abolir la fonction de lieutenant-gouverneur

François Legault debout devant les députés.

François Legault répond aux questions de l'opposition au Salon bleu de l'Assemblée nationale (Photo d'archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Au lendemain de la nomination de la première Autochtone pour occuper la fonction de lieutenant-gouverneur au Québec, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité pour l'abolition de cette fonction.

L'administratrice et ex-dirigeante micmaque Manon Jeannotte reçoit donc un message clair dès son arrivée en poste, à peine 24 heures après avoir été nommée par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour remplacer J. Michel Doyon.

La fonction de lieutenant-gouverneur n'a pas de légitimité démocratique, dit la motion déposée et lue vendredi par le député Sol Zanetti, de Québec solidaire (QS).

Ses origines nous rappellent une période coloniale de notre histoire qui n'a plus d'ancrage dans le Québec moderne, a-t-il poursuivi, en précisant que c'est en tout respect pour la personne qui occupe ce poste.

Manon Jeannotte

La nouvelle lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte, entrera en fonction en janvier, succédant à Michel Doyon, qui occupait ce poste depuis 2015. (Photo d'archives)

Photo : Gracieuseté de Manon Jeannotte

Le libellé souligne aussi le faible attachement des Québécois envers les institutions monarchiques.

Enfin, le Parlement appelle au remplacement de cette fonction par une institution démocratique.

Les 100 députés de tous les partis présents à ce moment en Chambre, après la période de questions, ont tous voté en faveur de la motion, sans abstention, sans débat.

QS et le Parti québécois (PQ), les deux partis indépendantistes, ont bien sûr voté en faveur, ainsi que les caquistes, mais même les libéraux, pourtant fédéralistes, ont voté pour.

Le rôle de lieutenant-gouverneur est essentiellement symbolique de nos jours. Il est le représentant du roi Charles III au Québec.

Entre autres, c'est lui qui est appelé à dissoudre le Parlement, à la demande du gouvernement, pour déclencher des élections, et à sanctionner les projets de loi, pour qu'ils entrent officiellement en vigueur.

François Legault lève les yeux en esquissant un sourire, en compagnie de Michel Doyon, qui sourit aussi.

Le premier ministre du Québec, François Legault, en compagnie du lieutenant-gouverneur du Québec, J. Michel Doyon. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

En outre, c'est lui qui officiellement nomme le premier ministre, mais aussi ses ministres, à la recommandation du premier ministre.

Un plan pour la sécurité routière

Par ailleurs, la ministre des Transports du Québec, Geneviève Guilbault, a déposé vendredi un projet de loi pour améliorer la sécurité routière, et ainsi mettre en place son Plan d'action en sécurité routière annoncé plus tôt cette année.

La ministre Guilbault avait déjà dévoilé en août les grandes lignes de son plan, qui prévoit l'ajout de radars photo, ainsi qu'une limite de 30 km/h dans les zones scolaires.

Les amendes pour les contrevenants dans ces zones seront également revues à la hausse. Le plan comprenait aussi des mesures pour mieux protéger les travailleurs de chantiers routiers.

Québec souhaite d'ailleurs rendre disponibles plus de radars photo pour les municipalités. Le gouvernement a réservé 180 millions de dollars pour la réalisation du plan.

Dans un communiqué, la ministre Guilbault a dit vouloir procéder à un changement de culture dans la sécurité routière.

Geneviève Guilbault arrivant au Salon bleu.

La ministre Geneviève Guilbault souhaite procéder à un changement de culture dans la sécurité routière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Notre gouvernement franchit un pas décisif avec le dépôt de ce projet de loi en vue d'implanter certaines mesures phares de notre Plan d'action en sécurité routière 2023-2028, a-t-elle souligné.

La législation est un outil indispensable pour susciter des changements de comportements durables, qui plus est lorsqu'elle est jumelée avec les activités de sensibilisation et de contrôle, a ajouté Éric Ducharme, président-directeur général de la Société de l'assurance automobile du Québec.

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