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Réduire les effectifs policiers à la frontière « n’a aucun sens », dénonce Québec

Le gouvernement Legault et les partis d’opposition, tant à Québec qu'à Ottawa, s’insurgent contre la décision de réduire le nombre d’agents de la GRC à la frontière canado-américaine.

La frontière entre le Canada et les États-Unis.

Le nombre de passages clandestins a explosé entre le Canada et les États-Unis au cours des derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

La baisse du nombre de patrouilleurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au sud du Québec, à la frontière canado-américaine, suscite l’incompréhension.

Ce qui se passe n’a aucun sens, dénonce le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-François Roberge.

Comme l’a révélé Radio-Canada, la GRC compte effectuer un remaniement de ses effectifs. Moins d’agents seront ainsi affectés directement à la frontière, là où, pourtant, le nombre de passages clandestins atteint un niveau historique, avec la présence grandissante de réseaux criminels (Nouvelle fenêtre).

Est-ce que la solution à ce problème est de réduire les effectifs à la frontière? Évidemment que non, reprend Jean-François Roberge.

La situation à la frontière est fort préoccupante. Le moment n’est certainement pas bien choisi, estime le député libéral Monsef Derraji.

À Ottawa, le Bloc québécois a également haussé le ton. Les messages qui sont envoyés sont complètement débiles, lance le député Alexis Brunelle-Duceppe.

Déjà que c’est facile présentement pour les cartels [de faire passer des migrants vers les États-Unis] et que la frontière est une passoire, ça va être encore plus facile parce qu'on va couper des postes de surveillance à la frontière. C’est ahurissant, juge-t-il.

Si on veut enquêter sur les cartels, il faut d’abord et avant tout avoir une présence physique à la frontière.

Une citation de Alexis Brunelle-Duceppe, député du Bloc québécois

Le gouvernement Trudeau n’interviendra pas

Aux Communes, le Parti conservateur du Canada a tenu un discours similaire. Selon Luc Berthold, le ministre de la Sécurité publique, Dominic LeBlanc, doit être plus intelligent que les bandits et maintenir le nombre d’agents de la GRC à la frontière pour protéger les Canadiens et les Québécois.

En guise de réponse, Dominic LeBlanc s’est voulu rassurant et a dit prendre ce sujet très au sérieux.

La GRC a réaffecté ses ressources, a-t-il soutenu. Le nombre d’agents [...] affectés au crime organisé et à la sécurité frontalière ne va pas diminuer, a ajouté le ministre.

Selon la GRC, aucune coupe n’est effectivement à l’ordre du jour, mais une partie de ces patrouilleurs sera prochainement appelée à garnir les rangs d’autres services, dont ceux spécialisés dans les enquêtes.

Ottawa pourrait-il intervenir pour revoir cette décision? Non, souligne le cabinet de Dominic LeBlanc. « Le ministre ne prend pas part aux discussions de nature opérationnelle », indique son attaché de presse, Jean-Sébastien Comeau.

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