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Les policiers de la Sûreté du Québec entament des moyens de pression

Une voiture de police de la Sûreté du Québec.

Les négociations sont au point mort depuis septembre entre le gouvernement et la Sûreté du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Depuis minuit, les 5700 policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont entamé des moyens de pression à la demande de leur syndicat, devant le refus du Conseil du Trésor de bonifier leurs augmentations salariales de 21 % sur cinq ans. Celles-ci étaient comprises dans une entente de principe rejetée en septembre dernier.

L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) demande aux agents de la SQ de porter le pantalon cargo à motif de camouflage ou le jean durant leurs heures de travail, dès jeudi.

La décision de recourir à des moyens de visibilité a été prise à l’issue d’une rencontre avec le Secrétariat du Conseil du Trésor.

Lors de cette rencontre, le gouvernement n’a pas été en mesure de nous démontrer sa volonté d’en arriver à une entente en bonifiant la première [offre] refusée par les membres, a indiqué, par voie de communiqué, le président de l’APPQ, Jacques Painchaud.

Le 13 octobre dernier, une contre-offre du syndicat des policiers provinciaux avait été transmise au gouvernement du Québec, après le rejet, à 59,38 %, de la première entente de principe.

Grèves dans le secteur public au Québec

Consulter le dossier complet

Des manifestants sont massés devant l'Assemblée nationale et brandissent pancartes et banderoles.

Celle-ci prévoyait une hausse de salaire de 21 % sur cinq ans après la répartition de différentes primes, dont une nouvelle prime nationale.

Les attentes de nos membres sont élevées

Le chef syndical avait soutenu, après le rejet de l’entente, que l’offre du gouvernement ne permettait pas aux policiers de la SQ de faire face à l’inflation.

Ce refus par les membres s’explique, entre autres, par un contexte inflationniste et de montée des taux d’intérêt. Nous avions pourtant souligné au gouvernement, à maintes reprises au cours de la négociation, que les attentes de nos membres étaient élevées. Peut-être voudra-t-il enfin nous croire, cette fois-ci, avait-il déclaré le 15 septembre dernier.

Or, Radio-Canada a rapporté en octobre que les négociations étaient au point mort, malgré le dépôt d’une contre-offre.

Selon nos informations, le rejet de l’entente a refroidi la partie gouvernementale dans les négociations, et le spectre d’une grève dans la fonction publique concernant plus de 500 000 travailleurs de l’État a diminué l'attention accordée aux négociations avec les policiers de la SQ.

Les demandes formulées par l’APPQ, à la suite du refus de la première entente de principe, demeurent sans réponse favorable pour le moment. Étant donné la situation, nous n’avons malheureusement d’autre choix que de recourir à un moyen de visibilité qui est porteur d’un message d’insatisfaction, a poursuivi Jacques Painchaud.

L’Association a voulu rassurer ses policiers et policières en affirmant qu’elle déployait les efforts nécessaires afin d’en arriver à une nouvelle entente de principe le plus rapidement possible.

Ce processus pourrait toutefois être mis à mal par les démarches du Front commun intersyndical, de la FIQ et de la FAE.

Le cabinet du ministre des Finances, Eric Girard, qui mène les négociations avec la SQ, n'a pas voulu commenter le dossier.

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