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Plus de 40 postes supprimés à la Société de transport de Laval

Un autobus de la STL.

Les postes supprimés ne concernent pas les services directs aux citoyens.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Les premiers effets du manque à gagner dans le financement des sociétés de transport collectif au Québec commencent à se faire sentir. Les employés de la Société de transport de Laval (STL) ont récemment été informés que 41 postes seront abolis pour l’exercice budgétaire 2024.

Dans un message envoyé aux employés de la STL le 21 novembre dernier et dont Radio-Canada a obtenu copie, la directrice générale Josée Roy annonçait l’abolition de 41 postes ayant le moins d’impact potentiel sur la réalisation de la mission et des objectifs de la STL.

De ce fait, les emplois reliés directement à la livraison du service sont maintenus. Les licenciements concernent uniquement des postes dits administratifs ou reliés à la réalisation de projets, écrivait Mme Roy, tout en évoquant une décision éprouvante pour notre organisation et pour les gestionnaires qui ont dû porter cette nouvelle auprès de leurs équipes.

La STL n’a pas souhaité accorder d’entrevue. Par courriel, toutefois, la porte-parole Anne-Sophie Harrois indique que 31 postes étaient des emplois non pourvus ou des départs à la retraite non remplacés.

Les 10 autres postes supprimés étaient occupés par des employés de fonction administrative. D’après son rapport annuel 2022, la STL comptait tout près de 1150 employés, dont 625 chauffeurs d’autobus.

À la veille de l’adoption de notre budget pour l’année 2024, le contexte économique préoccupant que connaissent les sociétés de transport collectif nous pousse à faire des choix difficiles.

Une citation de Anne-Sophie Harrois, porte-parole de la STL

Des négociations difficiles

Ces compressions surviennent peu de temps après la fin du bras de fer entre le gouvernement Legault et les villes au sujet du partage du déficit des sociétés de transport collectif de la province pour l’année 2024.

Le 3 novembre dernier, la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, a proposé de verser 265 millions de dollars, ce qui correspondait selon elle à 70 % du déficit des sociétés de transport.

Les villes, quant à elles, demandaient au gouvernement Legault d’éponger 400 millions. Le maire de Laval, Stéphane Boyer, n’a pas voulu accorder d’entrevue au sujet des compressions à la STL.

Par écrit, son attachée de presse fait toutefois un lien entre ces compressions et la contribution jugée insuffisante du gouvernement Legault.

Dans le contexte des négociations avec le gouvernement qui ont été difficiles pour 2024, le maire a fait des demandes à la STL pour trouver des économies sans diminuer le service.

Une citation de Rébecca Guénard-Chouinard, attachée de presse du maire de Laval

Roulement naturel

Même si 31 des 41 postes supprimés à la STL étaient vacants, l’organisation assure qu’ils n’étaient pas superflus pour autant.

Les postes vacants en question sont principalement attribuables au roulement naturel d’une organisation (démissions, retraites et mouvements internes) dans un marché de l’emploi actuellement marqué par la pénurie de main-d’œuvre, indique la porte-parole de la STL.

Le déficit anticipé de toutes les sociétés de transport du Québec regroupées est évalué à 2,5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

À plusieurs reprises au cours des dernières semaines, la ministre Geneviève Guilbault a soulevé des questions par rapport à la saine gestion des sociétés de transport, allant même jusqu’à annoncer la tenue d’audits afin de restructurer leur financement.

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