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Violet, le premier satellite néo-brunswickois, sera bientôt envoyé dans l’espace

L'équipe de UNB avec le satellite Violet lors des tests à l'Agence spatiale canadienne, à Montréal.

L'équipe de UNB avec le satellite Violet lors des tests à l'Agence spatiale canadienne, à Montréal.

Photo : Gracieuseté : Agence spatiale canadienne

Radio-Canada

Des étudiants en ingénierie de l'Université de Moncton, du New Brunswick Community College (NBCC) et de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB) ont travaillé pendant cinq ans à la conception du premier satellite néo-brunswickois qui sera envoyé dans l'espace, en mars prochain.

Le satellite, nommé Violet en hommage à l'emblème floral de la province, sera le dernier de 14 créés dans le cadre du projet pancanadien CubeSat, qui a vu 15 établissements d'enseignement à travers le pays créer leurs propres satellites avec l'aide de l'Agence spatiale canadienne.

Brent Petersen (à gauche) et des étudiants.

Brent Petersen (à gauche), professeur de UNB, et des étudiants travaillent sur Violet, le premier satellite néo-brunswickois à voyager dans l'espace.

Photo : Gracieuseté : Université du Nouveau-Brunswick

Au total, environ 300 étudiants ont travaillé sur ce projet au Nouveau-Brunswick. L'Université de Moncton a développé le logiciel, alors que le NBCC et UNB se sont occupés de la fabrication et des tests.

Le satellite a été remis à l’Agence spatiale canadienne, à Montréal, la semaine dernière.

Le décollage du centre spatial Kennedy en Floride vers la Station spatiale internationale est prévu pour le 4 mars prochain. L’objet sera ensuite mis en orbite en mai.

De la grosseur d’une boîte à pain

L'étudiant en génie mécanique à UNB, Noah Lydon, a consacré tout son temps à ce projet au cours des sept derniers mois.

C’est un satellite très petit, de la grosseur d’une boîte à pain. Il va étudier la météo et l’atmosphère, explique-t-il.

Vue d'un satellite.

Le satellite Violet prendra son envol vers la Station spatiale internationale le 4 mars 2024.

Photo : Gracieuseté : Agence spatiale canadienne

Il ajoute que les étudiants qui ont travaillé sur cet appareil étaient nerveux.

C'est énormément d'heures de travail, surtout à la toute fin lorsqu’est venu le temps de mettre toutes les pièces ensemble.

Une citation de Noah Lydon, étudiant en ingénierie à UNB

Tout ce travail a porté fruit, car les responsables à l'Agence spatiale canadienne ont été impressionnés par le travail des étudiants néo-brunswickois. Les vérifications se sont faites sans embûches.

Une expérience bénéfique

Selon Brent Petersen, professeur en génie électrique et informatique à UNB, ce projet est bénéfique pour apprendre à construire des systèmes qui doivent être parfaits pour bien fonctionner.

Mais c’est aussi une expérience pratique concernant les lois et règlements que l'on doit suivre en ingénierie, précise-t-il. Les étudiants ont fait un travail fantastique avec le projet canadien CubeSat.

Que l’on construise un pont, un robot ou un satellite, il y a de nombreux règlements à suivre pour la sécurité, continue l'enseignant de UNB. Ce projet a permis aux étudiants de vivre toutes les facettes d'un projet, une situation qu'ils vont rencontrer plus tard dans leur carrière, dit-il.

Cueillette des données

Mais le projet n'est pas terminé, car il reste à récolter les données du satellite.

Ce sera le rôle de Samiha Lubaba, étudiante à la maîtrise à UNB en génie électrique.

La Station spatiale internationale en orbite dans l'espace, au-dessus de l'horizon terrestre.

La Station spatiale internationale lancera le satellite Violet en mai, avec les autres du programme canadien CubeSat.

Photo : Reuters / Handout

Elle manipulera une antenne depuis la salle de contrôle et devrait avoir 30 minutes de communication avec le satellite chaque jour.

Nous sommes de plus en plus confrontés à des événements météorologiques extrêmes, d'où l'idée de voir si la météo dans l'espace peut prédire certains de ces événements, changements dans la température, etc., explique-t-elle.

En raison de la position du Soleil par rapport à la Terre, on s'attend à ce que le satellite soit fonctionnel pendant environ trois mois avant de quitter son orbite et de se désintégrer dans l’atmosphère.

D'après un reportage d’Océane Doucet

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