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Le père de la fillette de Granby obtient sa semi-liberté

Des peluches, une affiche et des lampions déposés devant une résidence.

La mort de la fillette de sept ans à Granby, en 2019, avait entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes ainsi que la création de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le père de la fillette de Granby a obtenu sa semi-liberté. Il ira en maison de transition jusqu'à sa libération, au printemps prochain.

Il avait fait une deuxième demande pour une telle libération il y a une semaine, deux ans après son incarcération. Sa première demande avait été refusée au printemps dernier.

Il devra respecter de nombreuses conditions, y compris celle de n'avoir aucun contact avec certains membres de sa famille et d'obtenir l'autorisation de la DPJ et de son agent de libération conditionnelle pour en avoir avec son enfant. Il devra aussi aviser son agent de libération conditionnelle de toute relation intime ou amicale avec des femmes, éviter de se rendre dans certaines régions, être soumis à un suivi psychologique et n’avoir aucun contact avec des enfants de moins de 16 ans.

Rappelons que sa fille de sept ans est morte en avril 2019 dans des circonstances tragiques qui ont ébranlé le Québec. Il y a deux ans, le père avait plaidé coupable à une accusation de séquestration quelques jours avant la tenue de son procès.

Radio-Canada doit taire son nom en raison d’un interdit de publication

Risque criminel de modéré à faible

Selon la Commission des libérations conditionnelles, cet homme présente un risque criminel de modéré à faible.

Les commissaires ont statué, dans leur décision de 11 pages, qu’il est considéré comme étant engagé dans [sa] planification correctionnelle.

La CLCC revient aussi sur le parcours correctionnel de cet homme de 34 ans. Votre compréhension à l'égard des conséquences qu'a eu[es] votre comportement criminel sur vous-même et sur autrui s'est améliorée alors que vous avez continué de réaliser l'ampleur de la situation, note-t-elle entre autres.

Vous semblez vous situer dans l'étape de l'action en ce qui a trait au processus de changement. Des progrès furent observés pour chacune des cibles d'intervention.

Une citation de Commission des libérations conditionnelles

Selon ce qu'il est possible de lire dans la décision de la CLCC, l’équipe de gestion de cas considère aussi que le père s’est montré collaborant et authentique dans l'ensemble des interventions qui [lui] ont été offertes en établissement.

On note également que tout au long de son parcours derrière les barreaux, il n’a eu aucun rapport disciplinaire. Il a aussi terminé ses études secondaires et suivi d’autres formations, en plus d’occuper un emploi à l’extérieur du pénitencier.

Déception de la famille

Contactée par Radio-Canada, la grand-mère de la fillette s'est montrée déçue par la décision de la CLCC. C’est de la déception. Ce n’est pas nous autres qui avons le dernier mot, déclare-t-elle en soupirant.

Elle aurait préféré qu'il purge l'entièreté de sa peine.

Ça dit "ce n’est pas grave si tu maltraites un enfant [...] tu n’auras pas grand-chose [comme peine]".

Une citation de La grand-mère de la fillette de Granby

Valérie Assouline, avocate en droit de la jeunesse et de la famille, souligne aussi que la décision cause un tourbillon d'émotions à la famille de la fillette. Depuis quatre ans, ce tourbillon d’émotions n’arrête pas. Aujourd’hui, c’est une journée très difficile pour mes clients, martèle-t-elle.

Dans cette histoire, il y a une enfant qui ne fêtera jamais Noël, et monsieur est libéré juste avant la fin de l’année, juste avant les Fêtes, et c’est quelque chose qui est encore plus difficile pour la famille.

Une citation de Valérie Assouline, avocate en droit de la jeunesse et de la famille

Selon elle, la décision devrait soulever d'importants débats de société. Il faut revoir les peines lorsqu’il s’agit de crimes commis envers les enfants, car les peines comme celles-là, où monsieur a passé 23 mois en prison, c’est invraisemblable et ça ne devrait pas être accepté, estime-t-elle.

Avec les informations de Geneviève Proulx et de Zoé Bellehumeur

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