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Tarification sur le carbone : les conservateurs menacent de paralyser les comités

Pierre Poilievre parle, debout à la Chambre des communes.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Le chef conservateur Pierre Poilievre a menacé les libéraux de paralyser les comités parlementaires et la Chambre des communes, si bien que cela pourrait retarder le début des vacances des Fêtes, s'ils n'offrent pas de nouveaux allègements sur la tarification du carbone.

On exige du gouvernement d'enlever les taxes carbone pour les fermiers, les Premières Nations et les familles, ou on va mettre des milliers d'amendements dans les comités et à la Chambre des communes, a-t-il déclaré mercredi lors d'un discours devant son caucus.

Lors de cette rencontre à laquelle les journalistes ne sont habituellement pas conviés, M. Poilievre a affirmé que cette obstruction parlementaire va engendrer des votes qui vont continuer 24 heures.

On ne va jamais arrêter. On va même retarder les vacances de Noël de tous les politiciens sur la colline Parlementaire jusqu'au moment qu'ils enlèvent la taxe.

Une citation de Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada

Cela, a-t-il dit, est son message pour [le premier ministre] Justin Trudeau et le Bloc, à qui il reproche d'avoir causé une énorme misère, beaucoup de stress et d'angoisse pour les Canadiens.

Ils vont avoir un peu de stress aussi, s'est-il amusé. En anglais, il s'est même engagé à ruiner le Noël du premier ministre Justin Trudeau.

C'est un intimidateur

Pour les libéraux, l'attitude du chef conservateur est irresponsable et s'apparente à de l'intimidation, ce qui n'est pas digne d'un leader.

La leader du gouvernement à la Chambre, Karina Gould, s'est indignée du fait que les troupes de M. Poilievre auraient déposé mardi au comité permanent des ressources naturelles à peu près 20 000 amendements au projet de loi C-50 sur les emplois durables.

Le projet de loi a seulement 11 pages, a-t-elle lancé. Qu'est-ce qu'il veut amender? Il veut amender le titre 500 fois. Ça, c'est quelque chose qui est irresponsable. C'est quelque chose qui démontre que pour lui, la politique, c'est un jeu. Ce n'est pas quelque chose de sérieux. Il veut "bullyer" [intimider] les Canadiens.

Quels projets de loi pourraient être retardés?, s'est-elle fait demander. C'est le C-56 alors sur le logement [et] sur la [concurrence]. C'est [celui sur] les emplois durables, c'est la mise à jour économique, c'est l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Ukraine. C'est le S-9 qui est sur les armes [chimiques].

La ministre en Chambre.

La leader parlementaire du gouvernement, Karina Gould (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Déjà, des tentatives d'obstruction s'observent dans plusieurs comités parlementaires. Une députée conservatrice a par exemple annoncé le mois dernier au comité permanent des langues officielles qu'elle déposerait une motion pour étudier l'effet de la tarification du carbone sur le français et l'anglais au pays.

Et les conservateurs paralysent le comité permanent des ressources naturelles depuis le 30 octobre.

Les conservateurs reprochent au Bloc québécois d'appuyer la taxe sur le carbone. Bien que cette taxe, comme se plaisent à l'appeler les conservateurs, ne s'applique pas au Québec, ceux-ci affirment que les Québécois la paient indirectement.

Si les fermiers du Canada paient une taxe et les camionneurs paient les taxes, toute la nourriture que les Québécois achètent qui est transportée d'ailleurs au Canada est taxée par la taxe carbone de Justin Trudeau, a répété mercredi M. Poilievre.

Les conservateurs considèrent aussi que le Bloc appuie le règlement sur les combustibles propres qu'ils associent à une deuxième taxe qui fera augmenter le prix de l'essence de 17 cents le litre d'ici 2030, selon le directeur parlementaire du budget. Ils s'appuient sur un vote des Communes en juin.

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