•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Exploitation sexuelle : un ancien prêtre condamné à 5 ans de prison à l’Î.-P.-É.

Maurice Joseph Praught.

L’ancien prêtre catholique Maurice Joseph Praught, 70 ans, a comparu en cour le 5 décembre 2023 à Charlottetown, où il a reçu une peine de cinq ans de prison pour exploitation sexuelle d'un mineur dans les années 1990.

Photo : Radio-Canada / Brittany Spencer

Radio-Canada

L’ancien prêtre catholique Maurice Joseph Praught à l’Île-du-Prince-Édouard, qui a reconnu sa culpabilité à quatre chefs d'accusation d’exploitation sexuelle d'un garçon, est condamné à passer cinq ans derrière les barreaux.

L’homme de 70 ans a répondu aux accusations en cour à Charlottetown, mardi matin. D'autres accusations portées contre lui ont été abandonnées.

Le diocèse de Charlottetown avait signalé aux autorités les allégations de la victime. Maurice Joseph Praught a été arrêté en 2022 à la suite d’une enquête effectuée par la police de Summerside et la Gendarmerie royale du Canada.

Selon les témoignages, il a rencontré la victime, un garçon de 14 ans à l’époque, peu après être devenu prêtre au début des années 1990. L’identité du plaignant est protégée par une ordonnance de la cour.

Le père Maurice Praught célèbre une messe.

Le père Maurice Praught lors d'une messe célébrée à Charlottetown en mai 2022.

Photo : Facebook/Paroisse Saint-Pie X

Le prêtre passait beaucoup de temps seul avec ce garçon. Il l’emmenait au restaurant, au cinéma et parfois en voyage à l’extérieur de la province. C’est lors d’un de ces voyages qu’il a donné de l’alcool au garçon et a posé des gestes sexuels.

L’exploitation sexuelle s’est poursuivie pendant des années, y compris après le 18e anniversaire du jeune homme.

La victime a lu une déclaration en cour dans laquelle il explique avoir eu des problèmes de surconsommation d'alcool et avoir connu des troubles de santé mentale à l’âge adulte. Il a reçu un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique et a de la difficulté à entretenir de bonnes relations.

Le juge souhaite de l'apaisement à la victime

La Couronne et la défense ont recommandé une peine de cinq ans de prison.

Selon la Couronne, cette recommandation tient compte des conséquences sur la victime et sur la communauté, ainsi que de l’abus de confiance commis par le prêtre et du fait que l’exploitation sexuelle a eu lieu au cours d’une longue période.

Selon la défense, le fait que Maurice Joseph Praught ait reconnu sa culpabilité prouve qu’il a des remords et qu’il voulait éviter à sa victime de revivre son traumatisme durant un procès.

Un bâtiment qui abrite la Cour d'appel et la Cour suprême de l'Île-du-Prince-Édouard.

Le diocèse de Charlottetown a présenté des excuses peu après la condamnation de Maurice Joseph Praught.

Photo : Radio-Canada / Brittany Spencer

Le juge Gregory Cann s’est adressé à la victime. Je souhaite qu'un jour, d'une manière ou d'une autre, vous sachiez que ce n'est pas de votre faute et que vous trouverez ainsi de l’apaisement, a-t-il déclaré.

Le juge impose aussi à l’ex-prêtre de n’avoir aucun contact avec sa victime. De plus, Maurice Joseph Praught est inscrit au registre national des délinquants sexuels pour 10 ans.

L’évêque présente des excuses

Le diocèse de Charlottetown a présenté des excuses par écrit peu après que le juge eut prononcé la peine de Maurice Joseph Praught.

Je m'excuse sincèrement auprès de la victime et de sa famille pour les abus, la douleur et le préjudice perpétrés par le père Praught, et je présente mes plus sincères excuses pour les échecs de l'Église, a affirmé l’évêque Joseph Dabrowski, cité dans ce communiqué.

Je promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour maintenir notre vigilance protectrice des enfants et des adultes vulnérables et pour prodiguer de la compassion et de la sensibilisation auprès des victimes survivantes d'abus, ajoute-t-il.

L’évêque souligne que son diocèse dispose d’une politique en la matière depuis 1992.

D’après un reportage de Brittany Spencer et de Devon Goodsell, de CBC

La section Commentaires est fermée

Compte tenu de la nature délicate ou juridique de cet article, nous nous réservons le droit de fermer la section Commentaires. Nous vous invitons à consulter nos conditions d’utilisation. (Nouvelle fenêtre)

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Acadie

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Acadie.