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Les virus respiratoires prennent d’assaut les urgences du Québec

Un homme se mouche devant son ordinateur.

Les urgences du Québec connaissent un important achalandage en raison de la recrudescence de certains virus respiratoires.

Photo : Getty Images / Charday Penn

Radio-Canada

Un trio de virus respiratoires plane sur le Québec et envoie de nombreux patients aux urgences.

Selon le microbiologiste-infectiologue au CHU de Québec-Université Laval, Jean Longtin, ce sont principalement le virus respiratoire syncytial, le VRS, l'influenza et la COVID-19 qui circulent présentement.

Il y a effectivement une augmentation de l'achalandage des urgences et du nombre d'hospitalisations vraiment en raison de la circulation des trois infections respiratoires qui sont surveillées.

L’interniste intensiviste à l'hôpital Pierre-Le Gardeur, la docteure Amélie Boisclair, fait un constat similaire.

Ce n’est pas un secret, les urgences débordent depuis un bon moment déjà. Mais là on est vraiment en pleine saison des virus respiratoires et on le voit, les gens rentrent un après l’autre. Des fois, ils sont tellement mal en point qu’ils ont besoin de soins intensifs.

Une citation de Amélie Boisclair, interniste intensiviste à l'hôpital Pierre-Le Gardeur

Elle recommande que la population suive les règles d’hygiène de base.

On reste à la maison si on a des symptômes. On se met un masque, idéalement un N-95 ou un masque de procédure si on a besoin de sortir. On aère. On évite les gens vulnérables si on pense qu'on est malade. C'est le temps, là, parce que les hôpitaux débordent.

D’importants taux d’occupation

Dans plusieurs régions du Québec, les taux d’occupation des urgences dépassent largement les capacités maximales.

Dans Lanaudière, le taux d’occupation était de 167 % samedi soir, selon Index Santé (Nouvelle fenêtre). Dans les Laurentides, le taux d’occupation s’élevait à 134 %. Cette région est suivie de près par la Montérégie, où les urgences étaient occupées en moyenne à 129 %.

Le président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet, demande au gouvernement du Québec d'intervenir pour régler la situation.

Je suis convaincu que si on libère les urgences de soins aux personnes âgées qui n'ont pas besoin d'être vues en urgence, si on libère les urgences des patients ambulatoires qui n'ont pas vraiment besoin d'être vus en urgence, je pense qu'on va avoir réglé au moins la moitié du problème , a-t-il déclaré.

Paul Brunet en entrevue dans le centre de l'information de Radio-Canada.

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Le Cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, a réagi dans une déclaration écrite en soulignant que pour enlever de la pression sur nos urgences, il faut que les patients qui ne nécessitent pas de soins immédiats puissent se tourner vers d’autres options. C’est ce que fait notre gouvernement avec la ligne pédiatrique et le Guichet d’accès à la première ligne.

Le Cabinet cible particulièrement les grèves dans le secteur public pour expliquer que la situation s’aggrave dans les urgences.

Ces services fonctionnent à capacité réduite lors des journées de grève, ce qui augmente la pression.

Une citation de Déclaration écrite du Cabinet du ministre de la Santé du Québec

La situation est loin d’être idéale, nous en sommes conscients, nous la suivons de très près et nous allons faire le point dans les prochains jours, a ajouté le Cabinet du ministre.

D'après le reportage de Gabrielle Proulx

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