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Attaque au couteau à Paris : un Allemand tué et deux personnes blessées

Un policier devant l'accès au pont de Bir-Hakeim à Paris.

Une agression à l'arme blanche est survenue samedi à proximité du pont de Bir-Hakeim, à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel, à Paris.

Photo : Reuters / STEPHANIE LECOCQ

Agence France-Presse

Un Allemand a été tué et deux personnes ont été blessées samedi soir à Paris dans une attaque au couteau et au marteau près de la tour Eiffel, où l'auteur présumé, un Français connu pour islamisme radical et troubles psychiatriques, a été interpellé, selon des sources policière et judiciaire.

La justice française a ouvert une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat.

L'assaillant, un Français né en 1997, a tué à coups de couteau un homme de nationalité allemande né en 1999 et en a blessé deux autres à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel. Il a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête confiée à la brigade criminelle de Paris, a indiqué le parquet de Paris.

Âgé d'une vingtaine d'années, l'auteur présumé, connu pour islamisme radical et troubles psychiatriques, a crié Allah akbar! au moment des faits, selon une source policière.

Des voitures de police sous un pont.

Les autorités ont établi un périmètre de sécurité près du pont de Bir-Hakeim.

Photo : Reuters / STEPHANIE LECOCQ

Il avait déjà été condamné à quatre ans de prison en 2016 pour avoir voulu passer à une action violente, a précisé le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a tenu un point presse sur place.

La victime décédée est un touriste allemand, selon le ministre de l'Intérieur. Les deux blessés sont un Français, âgé d'une soixantaine d'années, et un touriste étranger, dont la nationalité n'a pas été précisée, qui a été blessé avec un marteau, a-t-il précisé.

Le président français Emmanuel Macron a adressé ses condoléances aux proches de l'Allemand tué dans l'attaque.

J'adresse toutes mes condoléances à la famille et aux proches du ressortissant allemand décédé ce soir lors de l'attaque terroriste survenue à Paris et pense avec émotion aux personnes actuellement blessées et prises en charge, a écrit M. Macron sur X

Nous ne céderons rien face au terrorisme, a pour sa part réagi la première ministre française, Élisabeth Borne.

Mes pensées vont à la victime, aux blessés et à leurs proches. Je salue le courage et le professionnalisme de nos forces de l'ordre et de nos services de secours mobilisés, a encore écrit la cheffe du gouvernement français sur le réseau X.

« Paris est en deuil »

Joseph S., 37 ans, gérant en grande surface, a assisté à la scène, installé dans un bar. Il a entendu des cris et des gens crier Au secours, au secours! et qui couraient à gauche et à droite. Il a décrit un homme avec un marteau dans la main qui agressait un homme qui est tombé. Toujours selon ce témoin, en cinq ou dix minutes, la police est arrivée.

Paris est en deuil après cette terrible attaque, a tweeté Clément Beaune, le ministre français des Transports, sur le réseau X.

Pensées et solidarité pour les familles et les proches des victimes. Merci à nos forces de sécurité et de secours pour leur intervention rapide et décisive, a-t-il ajouté.

Un groupe de policiers sur un coin de rue le soir à Paris.

La justice française a ouvert une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat.

Photo : Getty Images / AFP/DIMITAR DILKOFF

Mode opératoire semblable

Cette attaque survient moins de deux mois après celle d'Arras, dans le nord de la France, qui a coûté la vie à un enseignant à la mi-octobre et qui a conduit au relèvement du plan de sécurité Vigipirate au niveau maximal Urgence attentat.

Un homme devant un lycée devant lequel sont posées des fleurs.

En octobre, un homme armé d'un couteau a tué un enseignant et a blessé trois personnes dans le collège-lycée Gambetta, à Arras, dans le nord de la France.

Photo : Getty Images / AFP/DENIS CHARLET

Le mode opératoire de samedi rappelle celui de précédentes attaques dans la capitale française.

En mai 2018, un Franco-Russe né en Tchétchénie avait tué au couteau de cuisine un passant après une lutte acharnée. L'assaillant s'en était pris à une dizaine de personnes et en avait blessé quatre avant d'être abattu par la police. L'attaque avait été revendiquée par le groupe État islamique (EI).

En février 2017, un Égyptien avait attaqué à la machette des militaires de l'opération Sentinelle en faction au Carrousel du Louvre, tout près du Musée du Louvre, à Paris, en criant Allah akbar!. En juin 2021, à Paris, il a été condamné à 30 ans de prison.

Quelques mois plus tard, en octobre 2017, à Marseille, un homme avait été abattu après avoir attaqué des passants au couteau, tuant deux personnes, deux cousines de 20 et 21 ans, dont l'une étudiait à Lyon. L'attentat avait été revendiqué par Daech.

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