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Des enseignants lancent un cri du cœur à la députée de Hull et ancienne présidente du SEO

Des enseignants en grève.

Une quarantaine d’enseignants en grève ont signé une lettre adressée à la députée de Hull, Suzanne Tremblay. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Rebecca Kwan

Au dixième jour de la grève des enseignants au Québec, une quarantaine d’enseignants ont signé une lettre adressée à la députée de Hull, Suzanne Tremblay. Ils l’interpellent non seulement à titre d’élue mais surtout en tant qu’ancienne présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO).

S’il y a un moment pour devenir celle qui veut changer un tant soit peu la situation de chaque apprenant, il serait temps de vous entendre, écrivent ces enseignants.

Une femme sourit pour la photo.

Suzanne Tremblay est actuellement députée de Hull, mais elle a déjà occupé le poste de présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Dans leur lettre, les signataires parlent du quotidien du métier d’enseignant, des transformations sociales et de la résilience dont ils doivent faire preuve devant le manque de ressources.

Dans le contexte des négociations, ils lancent un cri du cœur et rappellent qu’aucune solution mur à mur ne fonctionne.

Nous entendons le message du gouvernement nous demandant de la flexibilité, écrivent ces 44 enseignants. Où sont nos dirigeants quand les jeunes sont en crise? Où sont-ils quand trop de jeunes voient leur prof peiner à enseigner alors que les ressources professionnelles sont si peu disponibles pour l’ensemble des élèves ayant des besoins? questionnent-ils.

Ces signataires disent souhaiter qu’il soit donné aux enseignants les moyens de faire leur travail, soit un environnement adéquat et une structure administrative au service des élèves et des conditions optimales à l’exercice de la profession pour faire de l’enseignement un milieu stimulant.

Vous savez tout cela, poursuivent les enseignants à l’endroit de Mme Tremblay. Et pourtant… votre silence est si bruyant!

Le représentant du regroupement d’enseignants signataires de la lettre, Daniel Gagnon, dit vouloir entendre Mme Tremblay à propos de ce dossier.

Mme Tremblay, évidemment, a une connaissance fine du milieu [...], une compréhension des [problèmes] que vivent les enseignants sur le terrain, souligne M. Gagnon, qui trouve problématique que la députée ne se soit toujours pas exprimée publiquement sur cette question.

Ce qu'on veut, c'est qu'elle nous dise ce qu’elle pense, qu'elle fasse son travail de députée, finalement, lance-t-il.

L'équipe de Suzanne Tremblay a confirmé avoir reçu la lettre des 44 enseignants mais n'a offert aucun commentaire.

Un certain momentum

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a déposé samedi matin une contre-offre à la table de négociations. Vendredi, le premier ministre du Québec, François Legault, a demandé aux syndicats d’enseignantsd’arrêter la grève et de revenir au travail pour le bien de nos enfants.

Selon Jean-François Tremblay, professeur de relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), ce mouvement dans le dossier démontre qu’il y a un certain momentum et qu’il y a une évolution dans la négociation.

Jean-François Tremblay en entrevue avec Radio-Canada.

Jean-François Tremblay, professeur de relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

La chose positive, c'est que le dialogue est établi, observe-t-il. Il semble y avoir du progrès, parce qu'on se questionne et parce qu'on est aussi dans une situation où les parties comprennent l'importance des enjeux.

M. Tremblay estime qu’il est réaliste de croire qu’une entente pourrait être conclue avant Noël.

Dans toute négociation, il doit y avoir un moment où les choses arrivent à échéance, qu'on appelle un délai limite, explique-t-il. Si j'ai bien compris, il y a une intensification à la fois des discussions à la table de négociation [et] des moyens de pression.

On peut penser que s'il y avait une entente de principe, tout ça pourrait survenir quelques jours avant Noël.

Une citation de Jean-François Tremblay, professeur de relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais

D’après ce professeur, la lettre envoyée à la députée Tremblay ne fait que rappeler aux parties l'importance du travail qu'elles ont à faire à la table de négociations.

Avec les informations de Félix Pilon

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