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Moins de trappeurs, plus de coyotes

Un personne tient une peau d'animal.

Le reportage d'Edouard Dubois

Photo : Radio-Canada / Raphaël Poliquin

Radio-Canada

Le trappeur Jean Beaumier trappe des coyotes depuis 1997. Ce trappeur expérimenté répond aux appels non seulement du ministère de la Faune mais aussi de citoyens.

Depuis le début du mois de novembre, il reçoit de nombreux appels pour contrôler la présence de coyotes qui s’approchent de municipalités, comme à Saint-Luc-de-Vincennes.

Je capture en moyenne trois ou quatre [coyotes par saison]. Je suis monté jusqu’à sept [cette année].

Une citation de Jean Beaumier, trappeur

La présence accrue de coyotes est source d'inquiétude pour des résidents du secteur, notamment les agriculteurs. Daniel Black est propriétaire de chevaux et réside à Saint-Luc-de-Vincennes. Il a fait appel à un trappeur pour protéger ses animaux.

Les bêtes, les bébés surtout, on ne veut pas les laisser dehors alors qu'il y a des coyotes. La nuit, on ne sait pas ce qu'il va arriver.

Une citation de Daniel Black, résident de Saint-Luc-de-Vincennes

Une relève absente, au bonheur des coyotes

Seulement quelques trappeurs exercent encore ce métier au Québec. Le savoir-faire qui se transmettait de génération en génération depuis des centaines d'années au Québec se fait maintenant très rare.

Des trappeurs, il n'y en a plus, les jeunes ne sont plus intéressés. [La valeur de] la fourrure a baissé, donc ils ne sont pas intéressés à prendre la relève, explique Jean Beaumier.

Moins il y a de trappeurs, plus la population animale augmente. Le directeur général du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia, David Descôteaux, explique que l’augmentation de la population de loups dans la région pousse aussi les coyotes à se rassembler près des villes, à la recherche de nourriture.

David Descôteaux explique que les moissons et la présence de rongeurs attirent également les coyotes, surtout l'hiver, lorsque la nourriture se fait plus rare.

Les opinions sont toutefois partagées quant à la gestion des coyotes autour des fermes et des villes.

Jean Beaumier estime qu’il faut agir : Plus ça va aller, plus ça va monter en flèche, croit-il.

Maxime Descôteaux croit pour sa part que la nature s’occupera de trouver un équilibre. C'est normal de voir une population de carnivore augmenter, mais les proies vont diminuer, donc ça va [s'équilibrer] naturellement.

Pendant ce temps, Jean Beaumier continue de répondre aux appels de ses clients.

D'après le reportage d'Edouard Dubois

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