•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Victoire des verts à l’élection partielle : « un petit tremblement de terre » politique

La candidate Aislinn Clancy en campagne, entourée de soutiens et de pancartes.

Le Parti vert s'ancre un peu plus dans le paysage politique ontarien et canadien. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Carmen Groleau

Radio-Canada

Après la large victoire d’Aislinn Clancy jeudi soir à l'élection partielle de Kitchener-Centre, le Parti vert a pour la première fois de son histoire deux députés à l'Assemblée législative ontarienne.

Aislinn Clancy l’a emporté avec 48 % des suffrages, loin devant le Nouveau Parti démocratique (NPD) avec 26 % des voix. La lourde défaite pourrait avoir des conséquences pour le NPD, qui forme l’opposition officielle aux progressistes-conservateurs de Doug Ford avec 28 sièges à Queen's Park.

Une surprise

Cet écart est une surprise, même pour les verts, comme l’explique la candidate Aislinn Clancy en entrevue à Radio-Canada. Nous pensions que ce serait très serré entre les verts et le NPD, déclare-t-elle.

Le résultat est qualifié de petit tremblement de terre dans la politique de l’Ontario par Simon Kiss, professeur associé de science politique à l'Université Wilfrid-Laurier à Waterloo.

Selon l'universitaire, cette victoire des verts remet en cause les ambitions du NPD, qui veut se présenter comme la meilleure alternative au gouvernement Ford.

À l’avenir, ce sera très difficile pour le NPD de se présenter comme l'alternative dans les autres circonscriptions de la province alors qu’ils ne peuvent pas tenir un siège gagné en 2022.

Une citation de Simon Kiss, professeur associé de science politique à l'Université Wilfrid-Laurier
Gros plan sur Simon Kiss, dehors dans une rue de Kitchener.

Simon Kiss est professeur de science politique à l'Université Wilfrid-Laurier.

Photo : Radio-Canada / Spencer Gallichan-Lowe

Mike Schreiner, le chef du Parti vert de l’Ontario, s’est fortement impliqué dans la campagne depuis huit mois. C’était une opportunité de doubler nos effectifs et de montrer une dynamique, explique le député provincial.

Les verts plus ancrés dans le spectre politique

Aujourd’hui, les verts ont une présence permanente dans la vie politique canadienne, complète M. Kiss. Une partie du peuple canadien se sent bien représentée par le Parti vert. Cette partie-là de l’électorat ne va pas disparaître.

La candidate Aislinn Clancy et le chef du Parti vert Mike Schreiner à un rassemblement partisan.

Le chef du Parti vert Mike Schreiner s'est beaucoup investi dans cette campagne. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

M. Schreiner, élu de la circonscription de Guelph depuis 2018, a identifié que le terrain était propice à une victoire. Les enjeux sont très similaires à ceux de Guelph et ce sont deux communautés très liées, remarque-t-il. Et Kitchener-Centre est représentée par un député du Parti vert du Canada à Ottawa.

Notre message sur le logement a eu de l’écho à Kitchener. "Oui" à construire plus de logements que les personnes ordinaires peuvent s’acheter dans les communautés qu’ils aiment et connaissent. C’est un message aux autres partis.

Une citation de Mike Schreiner, chef du Parti vert de l’Ontario

Il note aussi l’existence d'un fort mouvement pour le climat à Kitchener. Mme Clancy complète : Nous avons eu de la chance d’avoir beaucoup de gens prêts à donner, pas de grandes compagnies ou de riches familles ou amis.

Elle indique qu’environ 75 % des donateurs habitaient dans la circonscription et que le don moyen était de 200 dollars.

La participation n’était que de 27 %, une mobilisation faible, mais classique pour une élection partielle. Le NPD a perdu 9000 votes et les verts ont gagné 6000 votes, remarque M. Kiss. Il est clair que des électeurs NPD ont changé leur vote, analyse le politologue.

Les rénos-évictions comme prochain combat

Dans son mandat, Mme Clancy veut notamment s’investir avec dans la lutte contre les rénos-évictions. Les outils actuels ne sont pas efficaces pour protéger les locataires, estime-t-elle.

Avec seulement deux élus, M. Schreiner note que pour être efficace, un élu vert doit travailler au-delà des clivages.

D’un point de vue plus stratégique, M. Kiss estime que le parti doit décider de cibler les circonscriptions où ils peuvent gagner de prochains sièges. Les prochaines élections provinciales sont prévues en 2026.

Avec les informations de Jean-Loup Doudard

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Ontario

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Ontario.