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Netflix refuse de se faire dicter le pas par Ottawa

Le logo de Netflix installé au-dessus d'un bâtiment.

Les dirigeants canadiens du géant de la diffusion en continu Netflix ont témoigné aux audiences du CRTC.

Photo : AFP / CHRIS DELMAS

Le géant américain Netflix se dit prêt à collaborer pour soutenir l’industrie canadienne de la production de contenu, mais sans que le gouvernement lui dicte la façon de le faire.

Jeudi après-midi, le pionnier des plateformes de diffusion en continu participait aux consultations du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) au sujet de la Loi sur la diffusion continue en ligne, qui vise à obliger les plateformes numériques à contribuer au contenu canadien.

En pleine crise des médias, Netflix a plaidé que l’idée de lui imposer le versement de redevances dans un fonds destiné à la production canadienne n’est tout simplement pas une mesure efficace. L'entreprise américaine dit qu'elle préfère investir directement dans ses projets canadiens plutôt que d’être forcée de payer des contributions initiales.

Image du personnage principal de la série de Netflix « Anne with an E ».

Parmi les productions canadiennes de Netflix, on compte la série « Anne with an E », coproduite avec CBC.

Photo : La Presse canadienne

On considère que nos investissements qu’on fait directement dans la programmation, c’est plus efficace que de faire des contributions à des fonds, a soutenu le directeur des politiques réglementaires de Netflix au Canada, Stéphane Cardin, devant les commissaires du CRTC.

Nous obtenons de meilleurs résultats en investissant directement dans la production.

Une citation de Stéphane Cardin, directeur des politiques réglementaires de Netflix Canada

Netflix insiste sur les cinq milliards de dollars qu'elle a investis depuis cinq ans dans des productions au Canada. Pour mettre ça en perspective, c’est l’équivalent de 2,7 millions de dollars que nous investissons ici chaque jour, a illustré Stéphane Cardin.

Contributions non chiffrables

Si le CRTC va de l’avant en fixant des contributions initiales pour les joueurs de l’industrie, Netflix estime que celles-ci ne devraient pas excéder 2 % de ses revenus canadiens, mais elle ne précise pas le montant que cela pourrait représenter. Je n'ai pas de somme que je peux partager. Netflix ne rend pas ses revenus disponibles par pays, a expliqué Stéphane Cardin en entrevue à Radio-Canada.

Stéphane Cardin est assis à une table lors des audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

Stéphane Cardin, directeur des politiques publiques de Netflix Canada.

Photo : capture d'écran du CRTC

En 2022, le chiffre d’affaires de cette plateforme a atteint 31,6 milliards de dollars américains. L’entreprise californienne comptait 238 millions d’abonnés dans le monde.

Il faut nous laisser contribuer d’une façon qui s'inscrit dans la nature de nos activités.

Une citation de Stéphane Cardin, directeur des politiques réglementaires de Netflix Canada

Netflix demande aussi d’avoir toute latitude de choisir les fonds dans lesquels investir afin de pouvoir financer des partenariats déjà existants. Si le CRTC décide de mettre en place une contribution initiale, ça devrait être le plus flexible possible. Il y a une multitude de fonds au Canada et on devrait avoir la possibilité de diriger nos contributions à certains de ces fonds, a ajouté M. Cardin.

Pas de contribution à l’information

Le géant américain ne se sent pas concerné par la crise qui secoue les salles de rédaction d’un bout à l’autre du pays. Netflix estime que ce n’est pas à tous les joueurs de l’industrie d’y contribuer.

C’est le système de radiodiffusion dans son ensemble qui doit s’assurer qu’il y ait des ressources suffisantes pour l’information, mais ce n’est pas le rôle de chacun des intervenants dans le système à y contribuer, a expliqué Stéphane Cardin tout en reconnaissant le rôle primordial de l’information.

Netflix abonde ainsi dans le sens de Rogers Communications qui, dans son témoignage plus tôt cette semaine, a soutenu que si le CRTC décidait d'imposer une contribution initiale qui inclurait une part réservée à la production de nouvelles, cela devrait être une mesure temporaire.

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