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Un an après la réforme municipale, des villes du N.-B. demandent des « chances égales »

L’écart entre les municipalités plus prospères et celles qui le sont moins inquiète les maires.

Montage de trois photos des visages de trois hommes.

De gauche à droite, les maires Jimmy Bourque (Nouvelle-Arcadie), Jean-Guy Levesque (Campbellton) et Kassim Doumbia (Shippagan).

Photo : Radio-Canada (Photos d'archives)

Radio-Canada

La réforme de la gouvernance locale a un an au Nouveau-Brunswick. Le 28 novembre 2022, les citoyens élisaient leurs représentants dans les nouvelles entités municipales qui ont vu le jour le 1er janvier cette année.

Cette réforme, réclamée depuis longtemps, s’est opérée dans une certaine harmonie, même si l’ombre du financement — une question toujours non résolue — plane sur les municipalités issues des fusionnements.

Kassim Doumbia, le maire de Shippagan, convient qu’il y a eu certains remous avec la fusion, notamment du côté de Le Goulet. Mais ça s’est apaisé depuis, a-t-il déclaré mercredi lors d’une table ronde au Téléjournal Acadie avec ses homologues de Campbellton et Nouvelle-Arcadie.

Kassim Doumbia, maire de Shippagan

Le maire de Shippagan, Kassim Doumbia, en avril cette année.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Avec de la bonne volonté et du bon vouloir de part et d’autre, les choses de placent, constate-t-il. La communication a été importante.

Jimmy Bourque a été élu maire de Nouvelle-Arcadie, une entité née de la fusion de Rogersville et de plusieurs districts de services locaux (DSL) du comté de Kent, dont certains n’étaient pas convaincus de la réforme, il y a quelques années. Or, les craintes ont été assouvies, affirme-t-il.

C'est important que tout et chacun se voit comme partie prenante dans la nouvelle municipalité, et non pas juste des ajouts, a dit Jimmy Bourque. C'est ça que les DSL recherchaient, c'est avoir leur juste part dans le gâteau. Puis je pense qu'on a réussi à faire ça.

Jimmy Bourque.

Jimmy Bourque est depuis un an le maire de Nouvelle-Arcadie. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Du côté de Campbellton, le maire de la nouvelle ville fusionnée, Jean-Guy Levesque, avait de son propre aveu des réticences l’année dernière, mais il est content de s’être rallié. C'était une belle défaite municipale, mais on assume pleinement et ça va très bien maintenant, illustre-t-il.

Ça nous oblige à travailler ensemble et je peux vous assurer que [...] c'est une équipe qui a fait avancer les choses, ensemble, affirme-t-il.

Un homme posant en photo dans la rue.

Jean-Guy Levesque au lendemain de son élection comme maire de la nouvelle municipalité de Campbellton, en novembre 2022.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Cela dit, Jean-Guy Levesque répète que plus d’appui du gouvernement provincial est inévitable. On n’a pas revu le cadre financier, rappelle-t-il. Si on continue avec les éléments qu'on avait sur la table en termes de financement, on n'y arrivera pas.

Le Nord se vide pour aller vers le Sud, et les infrastructures demeurent. On en élimine quand on peut, mais on a quand même un gros montant d'argent à payer, déclare-t-il.

Nous ce qu'on vous demande, c'est chances égales pour tous. Il y a de l'argent qui arrive du fédéral pour donner à la province une capacité de réduire les écarts, et tout de suite, la province, pour moi, n'est pas là.

Une citation de Jean-Guy Levesque, maire de Campbellton

C’est non seulement difficile de créer de la richesse dans ce contexte, ajoute-t-il, mais ce sont les villes les plus riches qui ont la capacité de réduire leur taxation, alors que les moins nanties ont les mains liées. L'écart entre les villes plus riches et les villes plus pauvres est en train de s'agrandir, dit le maire.

La péréquation, le gel de 5 ans, nous ça nous pose un énorme problème, parce qu'il y a des régions qui, justement, grandissent en assiette fiscale et nous, on reste à peu près pareil, précise-t-il. On a besoin d'aide. Pas pour toujours. On a besoin que le gouvernement comprenne que nous, c'est 2 à 3 ans pour se relancer.

Créer de la richesse, ça passe forcément par le cadre financier , énonce le maire de Shippagan, Kassim Doumbia. Si on arrive à trouver une formule qui permettrait justement aux municipalités, autant plus prospères et [celles] qui sont en difficulté de pouvoir maintenir un certain niveau de services dans leurs communautés, ce serait déjà un grand pas.

À Nouvelle-Arcadie, Jimmy Bourque note que la municipalité a identifié où elle pouvait couper et économiser, mais qu’elle doit quand même se tourner vers la province quand vient le temps de payer pour des choses comme l’entretien des routes.

Kassim Doumbia espère que les villes sauront trouver d'autres moyens de financement pour diversifier les revenus municipaux, au lieu de toujours dépendre de l’impôt foncier. Au Nouveau-Brunswick, on voit que c'est un frein au développement, affirme-t-il.

Avec les renseignements de Karine Godin

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