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L’homme abattu par les policiers de Saguenay était un étudiant étranger

Un membre du Bureau des enquêtes indépendantes marche à l'extérieur d'un immeuble de la rue des Hospitalières.

Cinq membres du Bureau des enquêtes indépendantes sont sur le terrain à Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Une délégation de l’ambassade de Guinée à Ottawa est en route pour Saguenay afin de rencontrer ses ressortissants ébranlés par l’opération policière de mardi, lors de laquelle un homme a été abattu par les policiers.

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) confirme par ailleurs que la victime est un de ses étudiants étrangers.

La délégation diplomatique rencontrera notamment les autorités canadiennes pour obtenir la version officielle des événements. Elle se rendra aussi au chevet de l’autre étudiant guinéen, blessé par une arme blanche dans cette affaire. Il se trouve actuellement à l'hôpital.

Selon le témoignage de ses proches, c'était une personne sympa et aussi tranquille, a commenté mercredi Haibou Sow, président de l'Association des Guinéens du Saguenay. Nous sommes humains, ça peut affecter tout le monde, surtout un proche, ça peut nous affecter moralement. À la suite de ça, on va voir ici ce qu'il y a à faire ici. Pour le moment, on se réserve de tout commentaire concernant le pourquoi et le comment.

Un homme donne une entrevue devant un édifice en hiver.

Habibou Sow est le président de l'Association des Guinéens du Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Sacha-Wilky Merazil

Sur la rue des Hospitalières, là où le drame s’est produit, le périmètre de sécurité a été levé.

Cinq membres du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) se penchent sur ce triste événement pour mieux comprendre en les circonstances. Ils sont arrivés à Saguenay mardi soir et ont travaillé une partie de la nuit.

Ils ont pu recueillir davantage d’informations sur cette affaire.

La rue où se sont produits les événements.

L'opération policière s'est déroulée sur la rue des Hospitalières, dans l'arrondissement de Chicoutimi. Le périmètre de sécurité a été levé.

Photo : Radio-Canada / Louis

Rappel des événements

Au départ, les policiers avaient été appelés à intervenir après qu’une personne eut été poignardée.

Arrivés sur place, deux policiers ont aperçu une autre personne qui marchait dans la rue avec un couteau à la main. Malgré les demandes répétées des agents, l’individu aurait refusé de laisser tomber son arme.

Un des policiers aurait alors tenté d'utiliser une arme à impulsion électrique pour le maîtriser, mais sans succès.

La personne se serait avancée vers les policiers, toujours avec le couteau à la main. Un policier aurait alors fait feu en direction de la personne, qui aurait été blessée par tir policier.

Une citation de Mélissa-Amélie Plourde, porte-parole, BEI

Des manœuvres ont été effectuées sur place dans l’espoir de le sauver, mais en vain.

Selon l'ex-directeur général adjoint de la Sûreté du Québec, Marcel Savard, il est plutôt rare que de tels appareils fonctionnent mal.

C'est un outil qui est performant, qui est efficace, mais comme tout outil, il peut arriver pour différentes raisons que ça n'a pas d'effet sur la personne avec laquelle on entre en confrontation ou ça peut être carrément aussi l'outil qui a un vice de procédure, a-t-il estimé.

Peu de temps pour réagir

Toujours d'après Marcel Savard, les policiers de Saguenay ont eu très peu de temps pour réagir.

Réagissant à la vidéo des événements et aux détails communiqués par le BEI, M. Savard a indiqué que les agents, lors de telles situations, doivent tenter de créer du temps et de la distance pour éviter une confrontation.

Marcel Savard, ex-directeur adjoint à la Sûreté du Québec

Marcel Savard, ex-directeur adjoint à la Sûreté du Québec

Photo : Capture d'écran / Skype

On voit l'individu se diriger très rapidement vers les policiers, même par la suite, il augmente sa cadence et les policiers avancent vers le suspect. Donc déjà là, on a une situation où il va y avoir certainement confrontation ou contact entre les deux et ce qui est arrivé, c'est effectivement ce qu'on a vu, c'est que les policiers se sont sentis menacés et ils ont répondu avec les moyens qu'ils avaient, soit l'arme à impulsion électrique et par la suite l'arme à feu, a-t-il énuméré.

Intervention du BEI

Le Bureau des enquêtes indépendantes demande l’aide du public pour recueillir plus d’informations au sujet de cet événement.

Le BEI est responsable de mener des enquêtes indépendantes lorsqu’une personne est tuée ou blessée par une arme à feu utilisée par un agent pendant une intervention.

Avec les informations de Louis Martineau, d'Annie-Claude Brisson et de Sacha-Wilky Merazil

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