•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Northvolt a reçu 3000 candidatures de travailleurs en une semaine au Québec

L'accès à la main-d'œuvre sera l'enjeu majeur, en plus du transport collectif et du logement, prévient le PDG.

Paolo Cerruti répond aux journalistes.

Paolo Cerruti, cofondateur de Northvolt et PDG de la branche nord-américaine de l'entreprise.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

L'entreprise suédoise Northvolt affirme avoir reçu une avalanche de curriculum vitae dans la semaine qui a suivi l'annonce, fin septembre, de la construction de sa méga-usine de batteries en Montérégie, le plus gros projet manufacturier de l'histoire du Québec. Son PDG prévient toutefois qu'il aura besoin de soutien, notamment du gouvernement, pour développer du transport collectif et des logements pour ses futurs employés.

On ne peut pas réussir seuls, a averti le cofondateur de Northvolt, Paolo Cerruti, mardi, lors d'une conférence devant 650 gens d'affaires qui avaient payé pour l'écouter, à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Le PDG de Northvolt pour l'Amérique du Nord a expliqué que quatre des grands enjeux concernant le projet de méga-usine, qui devrait entrer en production en 2026, seront la main-d'œuvre, le transport collectif, les services sociaux et le logement.

L'usine, située à cheval entre McMasterville et Saint-Basile-le-Grand, fera appel à au moins 3000 travailleurs.

Le PDG de l'entreprise suédoise a affirmé avoir été rassuré par ses échanges avec des représentants de l'industrie de la construction quant à la disponibilité de la main-d'œuvre, mais il a dit s'interroger sur la suite des choses.

La filière batterie

Consulter le dossier complet

Un bras robotisé sur une chaîne de production de batteries électrique.

Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a assuré qu'un travail était fait avec les universités sur leur capacité à fournir en formation initiale, et qu'on voulait aussi être sûr, collectivement, qu'on puisse accompagner des travailleurs qui ont besoin de se requalifier vers des secteurs d'avenir.

Radio-Canada révélait, la semaine dernière, que Northvolt devrait faire venir des centaines de travailleurs de l'étranger pour lancer la production de batteries et assurer un transfert technologique.

Un discours perturbé par des manifestants

À l'extérieur de l'hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth où a été prononcé le discours, des manifestants ont décrié l'absence d'un examen du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour les premières phases d'opérations d'assemblage et de fabrication de batteries.

On n’a jamais demandé de passe-droit en fonction de la réglementation, a assuré Paolo Cerruti en conférence de presse.

Son discours a aussi été perturbé à plusieurs reprises par des manifestants du Front commun syndical, infiltrés dans l'assistance des gens d'affaires, qui ont crié : Le patronat s’enrichit. Dans le cadre des négociations actuelles dans le secteur public, les syndiqués réclament du gouvernement du Québec qu'il leur offre de meilleures conditions de travail.

Les Québécois frileux, selon le président de la Chambre de commerce

Paolo Cerruti a expliqué à l'assistance que l'entreprise avait reçu un bien meilleur accueil en Suède pour son projet, comparativement au Québec. Il a dit comprendre qu'il y a des tensions politiques en ce moment dans la province.

À la suite de la conférence, le président de la CCMM a déclaré que son impression personnelle était que les choses sont plus compliquées au Québec. Je nous trouve frileux par rapport à cet investisseur-là, a dit Michel Leblanc.

Il est totalement aligné sur nos grandes priorités de verdissement de l'économie et de la société, a soutenu M. Leblanc. Ils font leur projet sur un terrain industriel sur lequel on fabriquait de la dynamite.

Je me demande dans quelle mesure on a le bon niveau de maturité collective pour voir la valeur de ce qui est proposé.

Une citation de Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

L'environnement est un enjeu qui revient souvent et Paolo Cerruti a tenu à dire que les questions posées sur le projet sont légitimes, mais que vitesse d'exécution n’est pas synonyme de raccourci.

On est en train de finaliser la discussion avec le ministère de l'Environnement, a-t-il dit à propos de l'autorisation qu'il devrait obtenir, sous peu.

La vitesse est dans notre ADN, a dit le PDG de Northvolt et j'invite les Québécois à courir avec nous.

Les gouvernements du Québec et du Canada investissent 7,3 milliards de dollars d'argent public dans le projet de Northvolt.

La section Commentaires est fermée

Les commentaires sont modérés et publiés du lundi au vendredi entre 6 h et 23 h 30 (heure de l’est).

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Infolettre Info nationale

Nouvelles, analyses, reportages : deux fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre Info nationale.