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Homme abattu par des policiers de Saguenay : le BEI enquête

Des voitures de police sont visibles dans une rue en soirée derrière un cordon de périmètre.

Le poste de commandement du Bureau des enquêtes indépendantes est attendu vers 18h sur la rue des Hospitalières, à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Radio-Canada

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a ouvert une enquête sur une intervention d'agents du Service de police de Saguenay (SPS) qui ont abattu un homme, mardi matin, dans l’arrondissement de Chicoutimi. Les policiers répondaient à un appel pour un autre événement où une personne a été blessée à l'arme blanche.

Les événements ont provoqué une vaste opération policière mardi matin sur la rue des Hospitalières, non loin de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Selon des témoins et les images d’une vidéo consultée par Radio-Canada, un homme qui marchait torse nu sur le trottoir a été abattu par deux policiers qui le tenaient en joue. Il semble que l’homme tenait un couteau à la main et qu’il s’est dirigé vers les policiers qui ont tiré des coups de feu.

Le corps au sol, recouvert d'un drap, était visible depuis l'extérieur du périmètre de sécurité.

Un premier événement

D'après d'autres informations obtenues, les policiers auraient été appelés à intervenir à la suite d'un premier événement. Au cours de celui-ci, une personne aurait été poignardée à l'arme blanche.

L’intervention des ambulanciers a été faite à l’extérieur et la personne qui a été poignardée était vivante à l’arrivée des secours. Il ne s’agit pas de l’homme abattu par les policiers.

C'est la Sûreté du Québec (SQ) qui a été mandatée de tenir l'enquête sur cet événement spécifique, alors que le BEI se concentrera sur la portion à partir de l'arrivée des policiers.

Cinq enquêteurs du BEI

Des membres du BEI sont en route depuis Montréal pour inspecter l'endroit.

Des voitures de polices sont stationnées sur une rue enneigée avec un périmètre de sécurité.

Le Bureau des enquêtes indépendantes se penchera sur l'intervention des agents du Service de police de Saguenay (SPS).

Photo : Radio-Canada / Sacha-Wilky Merazil

Le BEI enquête dans tous les cas où une personne, autre qu'un policier en service, décède, subit une blessure grave ou est blessée par une arme à feu utilisée par un policier lors d'une intervention policière ou durant sa détention par un corps de police, a précisé par courriel le service des communications du BEI.

Cinq enquêteurs ont été affectés au dossier.

Le poste de commandement est attendu vers 18 h.

Les coups de feu entendus

Plusieurs témoins ont entendu les coups de feu.

J'ai été réveillée par les tirs, après je suis partie vers la fenêtre et j'ai alerté ma coloc. Quand je suis partie vers la fenêtre, j'ai vu qu'il y avait un Noir qui était couché à terre. On lui avait tiré une balle sur le côté droit, a raconté une femme qui demeure tout près.

Selon cette dernière, ce quartier est très tranquille. Il ne se passe jamais rien; il n'y a que des étudiants ici, a-t-elle ajouté.

Un périmètre de sécurité sur la rue des Hospitalières.

La circulation est interdite sur une grande portion de la rue des Hospitalières.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Des agents du SPS sont sur les lieux, mais l’organisation refuse de donner plus de détails pour le moment. Pas moins d'une dizaine d'autopatrouilles protègent la scène.

La rue des Hospitalières est fermée à toute circulation entre la rue Chabanel et le chemin Sydenham, où un périmètre de sécurité a été érigé.

Quelques secondes pour réagir

Enseignant en techniques policières au Collège d'Alma, Steeve Gauthier a rappelé que les policiers ne peuvent pas nécessairement s'attendre à vivre une pareille situation.

C'est des situations qui ne sont vraiment pas évidentes. Il n'y a pas personne qui se lève un matin en pensant qu'on va faire face à une telle situation dans sa journée, a-t-il dit.

Des voitures de police surveillent un périmètre de sécurité.

Des voitures de police bloquent la circulation sur la rue des Hospitalières à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Lorsque de tels événements surviennent, la question revient toujours à savoir si les policiers ont bien réagi.

Dans une situation semblable, c'est sûr que les policiers ont tout le temps quelques secondes, parfois très, très, très peu pour prendre une décision. Dans ce type de situation, parfois, c'est un contrôle physique quand on est capable d'être près de la personne, mais parfois, lorsque l'individu est armé, à ce moment-là, on doit prendre des forces qui sont plus drastiques, comme dans ce cas-là l'arme à feu, a-t-il poursuivi.

Du soutien à l'UQAC

L'UQAC a mis en place une cellule de crise pour aider les étudiants et les étudiantes qui seraient affectés par les événements. Du soutien psychologique sera notamment offert et un service d'hébergement temporaire a été mis sur pied avec un hôtelier de Chicoutimi.

S'il y a des étudiants qui ont besoin par exemple de consulter au niveau psychosocial, s'il y a des étudiants qui auraient besoin d'être relocalisés également, on est en train de travailler sur un plan de match pour être certain de ne pas en échapper, puis de pouvoir répondre à leurs besoins immédiats, a expliqué Marie-Karlynn Laflamme, directrice du service des communications de l'UQAC.

Avec les informations d'Annie-Claude Brisson et Roby St-Gelais

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