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Incendie de l’usine Elmec EVduty : que faire des débris?

Des débris brûlés sur le sol dans un parc pour enfants.

Des débris de l'incendie à l'usine Elmec ont été projetés jusque dans le Parc-Isabeau, situé à des kilomètres du Carrefour 40-55.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

L’incendie qui a détruit l’usine Elmec EVduty mardi dans le parc industriel Carrefour 40-55, à Trois-Rivières, a projeté des débris sur plusieurs kilomètres. Certains de ces débris se trouvent maintenant dans des secteurs résidentiels, où des citoyens se demandent comment s’en débarrasser tout en s’inquiétant de leur toxicité potentielle et du manque de communication des autorités, qui se renvoient la balle.

Une journée après l’incendie et compte tenu de la présence de ces débris refroidis, des questionnements persistent pour des résidents, entre autres en ce qui concerne le plan environnemental. Sur la rue Ernest-Fleury, à un peu plus de 3 km du Carrefour 40-55, Simon Boudreau constate que de nombreux petits débris jonchent sa cour, mais il ignore comment les manipuler.

L’usine Elmec Evduty construisait des prototypes de tracteurs intelligents, autonomes et électriques. Il pourrait donc y avoir du lithium dans les débris.

Même les gros débris, on voit que lorsqu’on les pousse avec une pelle, ils se désagrègent en poudre. Est-ce que c’est soluble après ça dans l’eau? Est-ce qu’il y a des hydrocarbures là-dedans? Est-ce qu’il y a un problème au niveau de l’environnement? Avec les cendres qui sont entrées dans le potager, est-ce qu’on doit changer notre terre pour l’an prochain? On a plein de questions là-dessus.

Une citation de Simon Boudreau, résident de la rue Ernest-Fleury
Des débris carbonisés sur le sol.

Des débris ont été projetés à des kilomètres de l'usine Elmec en raison d'un incendie.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Ce père de famille déplore des messages contradictoires diffusés par la Ville de Trois-Rivières. Le site Internet et la page Facebook ne disent pas la même chose par rapport aux débris, s’ils sont toxiques ou non, affirme M. Boudreau en parlant d’un double discours.

Les autorités se renvoient la balle

La Ville de Trois-Rivières et la Direction générale de la santé publique se renvoient la balle quant à la façon de disposer des débris de l’incendie.

Des flammes dans un édifice.

Le violent incendie a produit de nombreux débris.

Photo : Gracieuseté de Nicolas Massicotte

Pour s’en débarrasser de manière sécuritaire, les autorités municipales ont dirigé Radio-Canada vers la santé publique qui, de son côté, a suggéré de s’informer à la Direction de la sécurité incendie de Trois-Rivières. Celle-ci a repris le message de la Ville.

En fin d’avant-midi mercredi, il n’y avait donc pas de réponse officielle quant à la façon de manipuler les débris.

À mon sens, le site Internet de la Ville n’était pas particulièrement prêt à faire face à une crise citoyenne, croit Simon Boudreau en attendant de nouvelles indications.

D'après l'entrevue réalisée à l'émission Toujours le matin

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