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L’UQAT reçoit 1,25 M $ pour la recherche sur la restauration de sites miniers

Debout derrière un lutrin, la ministre Blanchette Vézina s'adresse aux gens lors d'une annonce.

La ministre Maïté Blanchette Vézina lors de son annonce au nouveau pavillon de l’UQAT, sur l’avenue du Lac, à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

De passage à Rouyn-Noranda, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, a annoncé jeudi après-midi un investissement de 1,25 million de dollars à l’Institut de recherche en mines et en environnement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Il s’agit d’un partenariat entre le ministère et l’UQAT dans le but de soutenir la recherche scientifique sur la restauration de sites miniers.

Il y a beaucoup de choses qui font que c’est une bonne idée de venir en Abitibi-Témiscamingue, dont bien sûr l’UQAT, qui a cette expertise. Le passif minier, il y en a une partie ici, c’était donc tout naturel qu’on vienne sur place faire cette annonce, a affirmé la ministre Blanchette Vézina.

Lors du dernier recensement, en mars 2022, le Québec comptait près de 400 sites miniers abandonnés, dont 65 en Abitibi-Témiscamingue. Les sites miniers abandonnés de la région représentent plus de 1000 hectares en superficie.

Nommé ResMina, le partenariat a débuté en juillet 2023 et se poursuivra jusqu’en mars 2028. L’objectif consiste à améliorer les connaissances scientifiques pour la restauration de sites miniers toujours exploités ou abandonnés.

On reçoit ça comme une tape dans le dos et on se dit que c’est vrai qu’on est les meilleurs au Québec pour réfléchir à toutes ces questions de restauration de sites miniers et, dans ce cas-ci, de sites miniers abandonnés.

Une citation de Manon Champagne, vice-rectrice de l'UQAT à l'enseignement, à la recherche et à la création
Debout derrière un lutrin, Manon Champagne s'adresse aux gens lors d'une annonce.

Manon Champagne, vice-rectrice de l'UQAT à l’enseignement, à la recherche et à la création.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

« Des gens compétents à chaque étape »

Les chercheurs effectueront des travaux directement sur certains sites miniers. De plus, 18 étudiants seront aussi formés afin de devenir des spécialistes en restauration de sites miniers.

Ça va nous donner des gens encore plus compétents pour faire cette restauration minière, puis ça fait partie du cycle d’une mine, alors c’est important d’avoir des gens compétents à chaque étape, qui sont formés pour travailler à ce qu’une restauration minière se fasse en harmonie avec les communautés locales, a souligné Maïté Blanchette Vézina.

Les recherches de l'UQAT permettront aussi de faire des suggestions afin d'améliorer la réglementation en matière de restauration des sites miniers.

Il est certain qu’on aura une écoute. Le partenariat qu’on fait, c'est justement pour s’assurer qu’on a une meilleure connaissance, qu’on améliore nos pratiques, a ajouté la ministre.

Une vue aérienne du site Manitou.

Un exemple de travaux de restauration d'un site minier, à la mine Goldex, dans le secteur de Val-d'Or. (Photo d'archives)

Photo : Agnico Eagle

L’objectif de ce partenariat consiste également à trouver des projets d’économie circulaire avec les sites miniers abandonnés, à traiter l’eau de surface et à pouvoir planter de la végétation pérenne.

Utiliser des résidus comme richesse et comme ressources et en faire une valorisation intéressante pour tout le monde, c’est gagnant-gagnant d’utiliser des déchets, de ne pas les restaurer, de les caractériser ou de les traiter pour pouvoir les réutiliser au profit des Québécois dans une optique de développement durable, a expliqué Mme Blanchette Vézina.

Réaction de Québec meilleure mine

La Coalition Québec meilleure mine a salué cette annonce du gouvernement du Québec par voie de communiqué tout en soutenant qu’Il faudrait investir davantage.

Investir dans la recherche en région pour la restauration minière est un pas dans la bonne direction qu’il faut amplifier. En parallèle, le gouvernement du Québec doit miser sur la réduction à la source des impacts miniers plutôt que de chercher à accroître sans cesse le nombre de gisements exploités et de tenter de réparer les pots cassés à forts coûts en bout de ligne, a écrit Rodrigue Turgeon, avocat et co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine.

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