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Apprendre à abattre des arbres entre femmes

Des gens sont en forêt pour couper des arbres.

Cette formation donne de l'autonomie aux femmes lorsqu'il est question d'abattre un arbre.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Une dizaine de femmes ont suivi une formation pour abattre un arbre cette fin de semaine à Causapscal. Leur objectif : apprivoiser la scie à chaîne et gagner en autonomie dans la gestion de l’entretien de leurs boisés.

Cette formation permet aussi aux femmes de s’approprier un apprentissage, souvent perçu comme typiquement masculin.

Une fin de semaine comme ça montre que c’est un besoin pour les filles aussi d’être capables de le faire de manière autonome, est d'avis l’agente de liaison et développement pour la Maison d'aide et d'hébergement L’Émergence, Noémie Lévesque.

C’était une question d’avoir une certaine autonomie, d’être capable de se débrouiller avec notre scie mécanique à la maison sans nécessairement avoir recours à de l’aide extérieure, comme des frères ou des beaux-frères, explique pour sa part Pascale Saint-Laurent, une participante de l’atelier.

Une scie à chaîne coupe un arbre.

Le maniement de la scie à chaîne était au cœur de cet atelier, qui est offert pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La Ressourcerie BaieVerte a organisé cette formation en partenariat avec la CNESST et le Centre de formation professionnelle en foresterie, situé à Causapscal.

La Ressourcerie BaieVerte est un projet de la Maison d’aide et d’hébergement L’Émergence, basée à Maria, qui vient en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale. On y propose un atelier-boutique de revente de seconde main. Des activités de transmission du savoir et partage de connaissances y sont aussi offertes.

Trois personnes écoutent l'atelier.

Pascale Saint-Laurent (à droite) habite à Maria.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les hommes effectuent environ 80 % des tâches extérieures et des travaux de rénovation, selon Statistique Canada.

Noémie Lévesque.

Noémie Lévesque est agente de liaison et de développement pour la Maison d'aide et d'hébergement L'Émergence.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Gagner en confiance

Nouvellement propriétaire d’un terrain dans la Baie-des-Chaleurs, Anne-Catherine Auger souhaitait apprendre à couper des arbres pour être en mesure d’entretenir son boisé et d’en tirer du bois de chauffage.

J’ai beaucoup d’arbres sur mon terrain et je n’ai jamais touché à une scie mécanique. Ma conjointe non plus. Et on est les deux nouvelles à devoir gérer la forêt, explique-t-elle.

Gros plan d'Anne-Catherine Auger qui s'affaire à couper du bois.

Anne-Catherine Auger est nouvellement installée dans la Baie-des-Chaleurs.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Après avoir abattu son premier arbre, Anne-Catherine Auger se sent maintenant plus d’attaque pour entretenir sa terre à la maison.

Ça donne quand même du pouvoir! J’ai comme une petite montée d’adrénaline. [...]Je me sens plus en confiance, j’ai hâte d’en faire plus.

Une citation de Anne-Catherine Auger, participante

Les participantes ont appris les techniques de coupe, la gestion des risques et des dangers, en plus des rudiments du maniement et de l’entretien de la scie à chaîne en classe samedi, avant de mettre leurs apprentissages en pratique dimanche sous la supervision de leur formateur Francis Bergeron.

Les femmes, elles réussissent très bien au niveau de l’abattage. Beaucoup de précision, lorsqu’elles font leur abattage. C’est vraiment intéressant, témoigne M. Bergeron.

Francis Bergeron.

Francis Bergeron a travaillé pendant 23 ans au Centre de formation professionnelle en foresterie à Causapscal. Il est maintenant formateur en abattage manuel sécuritaire accrédité CNESST.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Cette formation a suscité beaucoup d’intérêt. Une quarantaine de femmes se sont inscrites, mais seulement sept ont pu suivre la formation.

Je pense qu’il va falloir refaire l’atelier l’année prochaine pour pouvoir répondre au besoin de tout le monde, confie Noémie Lévesque.

D’après le reportage de Marie-Christine Rioux

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