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Un agent de la faune atteint de surdité pourra être dédommagé

Deux hommes dans une voiture. Le premier remplit un constat d'infraction. Le second tient une arme.

Mario Bouchard a été agent de la faune et instructeur de tir pendant près de 40 ans. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Mario Bouchard, un agent de la faune de Baie-Comeau maintenant retraité, a obtenu gain de cause devant le Tribunal administratif du travail. Le tribunal reconnaît que sa surdité est d’origine professionnelle, car il a été exposé à des bruits excessifs.

Tirs de fusil et patrouille en hélicoptère, en motoneige et en véhicule tout-terrain : les bruits constants dépassaient la mesure souhaitable, selon le tribunal. Dans une décision rendue en juillet dernier, le Tribunal administratif du travail donne raison à Mario Bouchard.

Mario Bouchard a été agent de la faune et instructeur de tir pendant près de 40 ans. Contacté par Radio-Canada, celui-ci n’a pas voulu accorder d’entrevue.

Le président du syndicat des agents de la protection de la faune du Québec, Martin Perreault, explique que l’environnement de travail est bruyant. On s’entend qu’un fusil, ça fait assez de bruit. Mais les motoneiges, les quatre roues, les bateaux, les avions, ça fait tous du bruit pareil, énumère M. Perreault.

Un homme souriant devant un mur

Martin Perreault est président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec. (Photo d'archives)

Photo : Gracieuseté/Martin Perreault

Qu’est-ce que l’employeur va faire pour protéger la santé et la sécurité des agents et des instructeurs de tir?

Une citation de Martin Perreault, président du syndicat des agents de la protection de la Faune du Québec

En 2021, Mario Bouchard a fait une demande d’indemnisation auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Sa réclamation a été refusée.

Par la suite, Mario Bouchard a contesté ce refus auprès du tribunal, où il a finalement obtenu gain de cause. Le syndicat soutient que la CNESST devra donc rembourser ses appareils auditifs.

M. Bouchard n’aura pas à débourser les appareils auditifs et les tests auditifs, que ce soit toutes les années ou aux 5 ans ou 10 ans […]. C’est quand même très cher, ces appareils-là, c’est entre 5000 dollars et 10 000 dollars, précise Martin Perreault.

Le logo des agents du MAPAQ sur la manche d'un manteau.

Voici le compte rendu de Camille Lacroix-Villeneuve

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Des protections auditives plus efficaces

Le syndicat espère que des mesures seront prises par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour améliorer l’environnement sonore. Le président syndical ajoute toutefois que certaines pratiques se sont perfectionnées dans les dernières décennies.

Les engins que [les agents de la faune] utilisaient, les motoneiges, les quatre roues et les bateaux, étaient plus bruyants avant. Et les casques étaient moins adaptés pour bloquer le son, nuance Martin Perreault.

Le Tribunal administratif du travail est d’avis que le port de coquilles auditives est peu efficace. [Le travailleur] témoigne aussi qu’elles sont mal ajustées et que le port de lunettes de protection empêche les coquilles de couvrir complètement les oreilles, inscrit la juge administrative, Sophie Moulin.

La CNESST et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs n'ont pas répondu à nos demandes d’information.

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