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GES : des villes de la région ont des inventaires et des plans de réduction désuets

Une tour éjecte une grande quantité de fumée.

La Nouvelle-Écosse a déjà atteint les objectifs de réduction des gaz à effet de serre que le fédéral avait fixé pour 2030.

Photo : iStock

Plusieurs villes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont en main de vieux inventaires de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Dans certains cas, leur plan d'action pour réduire leur empreinte carbone est désuet, voire inexistant.

Ces données ont de quoi surprendre alors que la pression est de plus en plus forte sur les municipalités qui doivent composer avec les changements climatiques.

À Roberval, par exemple, l'année des émissions de GES qui a été comptabilisée remonte à 18 ans. Le plan d'action de la Ville a été adopté huit ans plus tard.

[L'inventaire] date de 2005 parce qu’à l’époque, il y avait eu un engouement suite à toute la problématique de l'environnement, explique le maire Serge Bergeron. Le ministère de l’Environnement nous offre présentement un programme pour avoir un plan d’adaptation aux changements climatiques. Alors, on pourra utiliser une partie de ces subventions-là pour refaire une analyse de l’émission des gaz à effet de serre, ajoute-t-il.

Pas de plan d'action à Saguenay

De son côté, Saguenay n'a toujours pas de plan d'action pour réduire ses émissions.

En 2018, la ville produisait 100 000 tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone, dont les trois quarts provenaient de l’ancien dépotoir de Laterrière. La remise en service de la torchère permettra bientôt de brûler le méthane qui en émane toujours. Voilà une des mesures mises de l'avant pour réduire l'empreinte carbone de la Ville en attendant d'avoir un plan plus global.

L'hôtel de ville de Saint-Félicien.

La Ville de Saint-Félicien a mandaté une firme pour dresser le portrait de ses GES de 2021. Un plan d'action a ensuite été adopté en 2023.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

On s’est posé la question à l’interne à savoir si on avait besoin de rédiger un plan d’action qui était systématiquement et uniquement sur les émissions de gaz à effet de serre ou si on ne devait pas tirer un petit peu plus large, explique le président de la Commission du développement durable et de l'environnement, Jimmy Bouchard. La résultante de ça, ça va être le plan au niveau de l’adaptation et la lutte aux changements climatiques.

Inventaire des GES et plans d’action

VilleAnnée comptabilisée des émissions de GESMise en place d'un plan d'action
Roberval20052013
Alma20112017
Dolbeau-Mistassini20122019
Saguenay2018En élaboration
Saint-Félicien20212023

Source : Radio-Canada

À l'opposé, la Ville de Saint-Félicien fait partie des bons élèves. Ses émissions de GES ont été comptabilisées en 2021 et le plan d'action a été mis en place en 2023.

Des inventaires optionnels

Les municipalités n'ont pas l'obligation de tenir un inventaire de leurs émissions de GES. Le manque de ressources humaines et financières freinerait les responsables municipaux dans leur lutte aux changements climatiques partout dans la province, ce qui pose problème selon le président-directeur général de l'Institut de la résilience et de l’innovation urbaine (IRIU), François William Croteau.

Si on n’a pas de données pour pouvoir évaluer notre plan d’action, c’est basé sur à peu près rien , explique-t-il, ajoutant qu'il s'agit d'une situation problématique.

Deux milliards $ demandés à Québec

D'ailleurs, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) demande au gouvernement deux milliards de dollars par année pendant cinq ans pour répondre aux changements climatiques. En attendant, elle fournira des ressources spécialisées en environnement à ses membres.

Dans les prochaines semaines, l’UMQ rendra disponible un plan de décarbonation du milieu municipal pour ses membres, pour les bâtiments et pour les véhicules, mentionne le président Martin Damphousse.

Martin Damphousse parle sur une scène.

Le président de l'Union des municipalités du Québec, Martin Damphousse

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Si certaines municipalités n'ont pas d'inventaire ou de plan à jour pour réduire leur empreinte carbone, ça ne veut pas dire qu'aucune action n'est réalisée pour lutter contre les changements climatiques.

Les villes, ce sont celles qui sont les mieux placées pour agir, mais donnons-leur les moyens de le faire et tout le monde va être gagnant.

Une citation de François William Croteau, PDG à l'Institut de la résilience et de l’innovation urbaine

Plusieurs municipalités comptent mettre leur inventaire et leur plan de réduction de GES à jour. Le gouvernement du Québec rappelle qu'il offre du soutien financier pour le faire. Il espère atteindre la carboneutralité en 2050.

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