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Le sciage du bois brûlé n’est pas rentable pour Résolu à Comtois

L'entrée d'un chemin forestier, en asphalte, avec une affiche indiquant que la scierie Comtois se trouve à 14 km.

L'entrée du chemin qui mène à la scierie Comtois de l'entreprise Résolu, à Lebel-sur-Quévillon. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les opérations de traitement du bois brûlé causent des maux de tête aux dirigeants de Produits forestiers Résolu (PFR), qui ont dû réduire leurs activités à la scierie Comtois de Lebel-sur-Quévillon.

Depuis le 2 octobre, l'entreprise a coupé l’une des deux équipes à cette usine, ce qui a entraîné la mise à pied de 20 employés.

La direction de Résolu assure que cette décision se veut temporaire. Selon Louis Bouchard, vice-président affaires publiques de PFR au Québec, le coût de la fibre et la faiblesse du marché du bois d'œuvre ont amené l'entreprise à prendre cette décision.

Les opérations avec le bois brûlé sont pas mal différentes de ce à quoi nous avons été habitués. C’est une logistique plus lourde qui affecte la productivité. Couplés au marché très mou du bois d’œuvre, ces facteurs font en sorte que ce n’est pas rentable d’exploiter cette usine à deux équipes.

Une citation de Louis Bouchard, de Produits forestiers Résolu

D'après M. Bouchard, des mesures ont été prises pour conserver un lien avec les employés affectés. Certains ont déjà décidé d’être déplacés temporairement à la scierie de Senneterre. D’autres pourraient se rendre à Baie-Comeau.

On n’est pas en mesure de donner une perspective de retour à la normale, mais on regarde tous les scénarios afin de réduire les impacts pour les employés et leurs familles, ajoute le porte-parole. C’est un secteur qui a été particulièrement affecté par les sinistres de cet été et on espère que ça va demeurer temporaire. On continue de réévaluer la situation du marché. Toutes les scieries du Québec et de l’Amérique en souffrent. On n’est pas où on était à la fin de 2021.

Le maire Lafrenière déçu

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, a encaissé avec déception la décision de Résolu.

Disons qu'on n'avait pas besoin de ça, même si on nous dit que c’est temporaire, lance-t-il. Je comprends que l'entreprise n’est pas là pour perdre de l’argent, mais c’est un peu le monde à l’envers. On a du bois à proximité et en grande quantité. En plus de voir ce bois mourir, les familles ne peuvent pas travailler pour le traiter parce que ça coûte trop cher.

Quelques-uns des employés touchés par les coupes sont de nouveaux arrivants à Lebel-sur-Quévillon, recrutés à l’international. Guy Lafrenière espère que ce coup dur n’entraînera pas de départs permanents.

On veut toujours que nos gens restent. On a beaucoup travaillé avec Résolu pour attirer des gens et les retenir, et ç'a bien fonctionné. Maintenant, on leur dit quoi? Je ne connais pas assez le marché pour dire que ça va se replacer cet hiver ou l’été prochain. On ne peut pas leur faire croire n’importe quoi. On ne le sait pas. Les gens sont inquiets et je pense à eux, conclut le maire.

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