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Québec compte offrir des vols interrégionaux à 500 $

Un avion dans les nuages.

Des acteurs politiques de l'Est-du-Québec sont d'avis que les billets à 500$ devraient être élargis aux vols interrégionaux. (Photo d'archives)

Photo : getty images/istockphoto / Jag_cz

En réaction aux critiques de l’industrie du transport aérien, le gouvernement du Québec envisage d’étendre son programme de billets d’avion à 500 $ aux vols entre aéroports régionaux.

À l’heure actuelle, le Programme d'accès aérien aux régions (PAAR) exige que le départ ou l’arrivée se fasse à Montréal, à Saint-Hubert ou à Québec pour pouvoir profiter d’un billet à prix réduit.

Le député de René-Lévesque et responsable du dossier du transport aérien régional pour la CAQ, Yves Montigny, affirme que le Comité permanent sur le transport aérien régional étudie cette demande de l’industrie et des élus régionaux.

On veut s’assurer d’attacher les régions les unes avec les autres. On travaille à développer cette mobilité interrégionale pour le 1er avril, indique M. Montigny. Mais on doit travailler dans le cadre budgétaire actuel, précise-t-il.

On travaille sur une solution plus adaptée pour cette partie de l’Est-du-Québec, soit Baie-Comeau et Mont-Joli.

Une citation de Yves Montigny, député de René-Lévesque

En parallèle, Radio-Canada a dévoilé mardi matin que Québec a réduit d’environ 30 % le nombre de billets d’avion à 500 $ offerts en 2023-2024.

On prévoyait qu’il y aurait plus de billets vendus vers des destinations plus rapprochées comme Mont-Joli ou Saguenay, laisse entendre le député caquiste.

​Finalement, plus de 50 % des billets vendus étaient à destination de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, selon ses informations.

Ça coûte plus cher au gouvernement de payer la différence du coût du billet pour aller à Fermont, par exemple, que d’aller à Mont-Joli, illustre le responsable du transport aérien régional.

Un avion de Pascan est sur le tarmac de l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine.

Québec a réduit d'environ 30 % le nombre de billets d'avion à 500 $ offerts en 2023-2024. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Au niveau du nombre de billets, ça va changer, parce que le prix est plus élevé, dit-il. Ça coûte plus cher au gouvernement de payer la différence du coût du billet pour aller à Fermont, par exemple, que d’aller à Mont-Joli, poursuit Yves Montigny.

Ce dernier précise toutefois que le budget pour le programme demeure le même. En tout, 48 millions de dollars y sont alloués pour 2023-2024.

Au cours des 12 premiers mois d’existence du PAAR, moins de la moitié des 98 800 allers-retours à 500 $ ont trouvé preneurs pour des vols régionaux au Québec.

L’Est-du-Québec réclame aussi des vols interrégionaux

Les élus régionaux multiplient les demandes de révision des critères du programme pour assurer sa viabilité.

Depuis le début, on dit que ça prend d’autres réponses gouvernementales pour venir aider le transport aérien en région, souligne le président du conseil d’administration de la Régie intermunicipale de l’aéroport de Mont-Joli, Bruno Paradis.

Il est d’avis que le programme actuel a des limites qui viennent restreindre la portée des fonds. M. Paradis milite pour des billets à prix réduit en partance de Mont-Joli et destinés à la clientèle affaires.

On veut faire en sorte que certaines entreprises s’installent ici en région et puissent profiter d’un transport aérien pour aller à un rendez-vous à Québec et à Montréal ou avoir des transits vers d’autres régions, martèle-t-il.

Le maire de Gaspé et porte-parole de l’Union des municipalités du Québec en matière de transport aérien, Daniel Côté, pointe, quant à lui, le manque de fiabilité du service.

Si les gens prennent leur auto plutôt que le transport aérien, c’est parce qu’ils ne sont jamais sûrs s’ils vont partir, s’ils vont arriver [...]. Bref, il manque de prévisibilité et de fiabilité de la part des transporteurs aériens, opine-t-il.

Selon M. Côté, les critères d’admissibilité devraient aussi être revus. Tout le monde devrait avoir accès au programme, fait-il valoir.

                               Bruno Paradis sourit à la caméra dans la nouvelle salle d'attente de l'aérogare.

Le président du conseil d’administration de la Régie intermunicipale de l’aéroport de Mont-Joli, Bruno Paradis

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

À l’heure actuelle, une personne qui prend l’avion de Mont-Joli en direction de Montréal devra faire trois arrêts et arrivera 10 heures et 35 minutes après son départ.

On a de bons transporteurs, de bons services, mais on a souvent des horaires qui ne correspondent pas aux besoins, commente le président du conseil d’administration de la Régie intermunicipale de l’aéroport de Mont-Joli.

M. Paradis indique par ailleurs que le projet Régionair compte embaucher une nouvelle ressource dans les prochains mois pour mettre le projet à jour.

Avec les informations de Mathieu Berger

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