•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Syndicats et organismes dénoncent la centralisation en santé et en éducation

Cinq personnes - deux femmes et trois hommes - assises derrière une table en conférence de presse.

Cindy Lefebvre, du Syndicat de l'enseignement Jamésie-Abitibi-Témiscamingue, Johannie Marleau Houle, du Regroupement des femmes de l'Abitibi-Témiscamingue, David-Alexandre Desrosiers, de la CROC-AT, Félix-Antoine Lafleur, de la CSN, et Carl Verreault, de l’APTS.

Photo : Gracieuseté

Le Réseau Vigilance de l’Abitibi-Témiscamingue dénonce une centralisation des pouvoirs en santé et en éducation.

L’organisme regroupant des représentants des milieux syndical et communautaire a fait une sortie en ce sens lundi, à la veille du premier anniversaire de la réélection du gouvernement de la Coalition avenir Québec.

En éducation, le Réseau Vigilance croit que le projet de loi 23 viendra dépouiller les instances régionales de leurs pouvoirs, alors que le ministre pourra renverser leurs décisions.

Avec le projet de loi 15, tous les établissements de santé relèveront d’une nouvelle société d’État, l’agence Santé Québec, au détriment du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT). Cela entraînera une perte de pouvoir régional, selon Carl Verreault, délégué national au syndicat de l’APTS.

Au fond, ça va dépouiller la région du peu de pouvoir qu’on pouvait encore avoir avec les réformes successives en santé et services sociaux que le réseau a connues. C’est une continuité de la réforme Barrette, en fait.

Une citation de Carl Verreault, de l'APTS

Selon M. Verreault, le projet de loi du ministre de la Santé, Christian Dubé, ouvre la porte au privé et ne laisse aucune place à l’autonomie régionale sur la dispensation des services à la population dans la région.

Ce qu’on demande, c’est un moratoire sur l’adoption du projet de loi 15 et qu’il y ait une consultation collaborative, tant au niveau de l’ensemble des acteurs syndicaux que de l’ensemble des acteurs au niveau de la population, des organismes communautaires et des acteurs sociaux, lance le délégué syndical.

Le milieu communautaire inquiet

Le milieu communautaire craint aussi de perdre son instance régionale de collaboration des 40 dernières années. C’est le CISSS-AT qui gère l’enveloppe régionale du financement des organismes communautaires.

Ces derniers craignent aussi de perdre leur autonomie et d’être considérés comme étant de simples prestataires de services publics, alors qu’ils ont une mission beaucoup plus large qui comprend des enjeux de transformation sociale, de sensibilisation et de prévention.

Dans le projet de loi 15, on prévoit aussi d’abolir les séances publiques d'information lors des rencontres du conseil d’administration du CISSS. En fait, il n’y aura plus de conseil d’administration. Ça va devenir des conseils d’établissement non décisionnels. On craint donc d’avoir moins de possibilités de se faire entendre et moins de participation citoyenne. Les décisions risquent d'être de plus en plus déconnectées de la réalité régionale, affirme David-Alexandre Desrosiers Desrosiers, agent de liaison à la Concertation régionale des organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue.

La section Commentaires est fermée

Les commentaires sont modérés et publiés du lundi au vendredi entre 6 h et 23 h 30 (heure de l’est).

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre ICI Abitibi

Une fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité régionale.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre d’ICI Abitibi.