•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le réfugié guatémaltèque expulsé du pays demeure introuvable

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un immigrant guatémaltèque, qui devait être expulsé du pays ce matin, a décidé de ne pas se rendre aux autorités canadiennes. Sergio Loreto a quitté son domicile de Longueuil hier. Son avocat a confirmé qu'il se cachait.

Sergio Loreto, l'immigrant guatémaltèque qui devait être expulsé du pays vendredi matin, a décidé de ne pas se rendre aux autorités canadiennes.

Loreto a quitté son domicile de Longueuil jeudi. Son épouse a déclaré qu'elle était sans nouvelles de son mari depuis jeudi soir et son avocat a confirmé qu'il se cachait.

Sergio Loreto est établi à Longueuil depuis son arrivée au pays, il y a 16 ans. Il y vit avec sa femme et ses trois enfants, tous nés ici, et travaille comme mécanicien à l'usine Pratt et Whitney.

Les responsables de l'Immigration lui reprochent de ne pas avoir tout déclaré sur son passé militaire au Guatemala lors d'un conflit civil qui sévissait dans ce pays, il y a une vingtaine d'années.

Ils le soupçonnent d'avoir commis des crimes de guerre, même s'il ne fait face à aucune accusation.

Loreto admet avoir déjà conduit des camions transportant peut-être des personnes qui allaient être torturées, mais il affirme y avoir été contraint alors qu'il était réserviste dans l'armée.

Le syndicat des employés de Pratt et Whitney prend sa défense et demande au gouvernement de permettre à Sergio Loreto de demeurer au pays. Il bénéficie aussi de l'appui de la députée bloquiste Carole Lavallée.

L'homme espère que la ministre de l'Immigration, Judy Sgro, utilisera son pouvoir discrétionnaire pour lui permettre de demeurer au Canada.

Le reportage de Jacques Bissonet

Geneviève Chacon fait le point pour la radio de Radio-Canada

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.