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Qui remplacera Anthony Rota comme président de la Chambre des communes?

De la gauche vers la droite, portraits de Alexandra Mendès, Chris d'Entremont, Greg Fergus et Carol Hughes, tous en Chambre.

Peu de temps après l'annonce de la démission de Anthony Rota, déjà plusieurs noms de députés pour le remplacer circulaient en coulisses.

Photo : La Presse canadienne

Il n’aura fallu que quelques minutes après la démission d’Anthony Rota pour que déjà, en coulisses, des députés souhaitant le remplacer commencent à se manifester. Le prochain président de la Chambre des communes sera élu mardi prochain par les parlementaires, lors d'un vote préférentiel.

La personne choisie devra redorer l’image du poste, après un scandale qui a fait le tour du monde, et surtout contrôler un climat qui risque d’être très partisan, à l’approche des prochaines élections fédérales.

Voici un tour d’horizon des noms qui circulent.


Alexandra Mendès et son franc-parler

Alexandra Mendès, députée de Brossard—Saint-Lambert, s'adresse aux journalistes.

La députée fédérale Alexandra Mendès a été élue pour la première fois en 2008. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

On entend beaucoup son nom dans les rangs libéraux. La députée de Brossard–Saint-Lambert, une Québécoise d’origine portugaise, confirme qu’elle est intéressée par le rôle. Elle s’était d’ailleurs présentée pour être présidente de la Chambre, en 2021, quand Anthony Rota a été reconduit au poste.

Si ses pairs lui confient la présidence, elle deviendrait la première femme depuis Jeanne Sauvé, dans les années 1980, à arbitrer les débats à la Chambre des communes. Une élue libérale confirme d’ailleurs que plusieurs femmes du caucus souhaiteraient voir Mme Mendès obtenir le rôle.

J'aimerais changer le visage du poste, confie la principale intéressée.

Députée d’expérience, Alexandra Mendès a été élue une première fois en 2008, avant d’être défaite en 2011, lors de la vague orange. Elle est revenue au Parlement en 2015 et a été réélue deux fois depuis, toujours avec des majorités de plus de 50 % des voix.

Alexandra Mendès n’a jamais été ministre, mais elle a été vice-présidente adjointe de la Chambre. Elle est connue à Ottawa pour son franc-parler et n’hésite pas, parfois, à émettre des opinions plus critiques à l’égard de son propre parti.


Chris d’Entremont, de vice-président à président?

Chris d'Entremont sur un quai entre deux bateaux de pêche.

Le député fédéral Chris d'Entremont est en poste depuis 2008. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

C’est le nom dans la famille conservatrice qu’on entend le plus à Ottawa depuis 24 heures. Chris d’Entremont, un député acadien de la Nouvelle-Écosse, occupe actuellement le rôle de vice-président de la Chambre des communes et a donc l’habitude de diriger les débats au Parlement, ce qu’il faisait souvent quand Anthony Rota était absent.

Plusieurs élus conservateurs aimeraient le voir occuper le poste. Des bloquistes aussi sont favorables à sa candidature. Une question se pose toutefois : les libéraux accepteraient-ils qu’un élu qui ne vient pas de leur formation politique occupe ce rôle si central aux Communes?

Chris d’Entremont souhaite se présenter comme quelqu’un de neutre, capable de se placer au-dessus de la mêlée. J'aimerais voir une façon d’être moins partisan lors de la période des questions, a-t-il déclaré mercredi matin. Une approche qui pourrait trancher avec le style parfois plus abrasif du chef conservateur, Pierre Poilievre.


Carol Hughes, la néo-démocrate

Carol Hughes debout derrière un podium.

La députée Carol Hughes est en poste depuis 2008. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

En plus des libéraux et des conservateurs, le nom d'une néo-démocrate sera sur les rangs : Carol Hughes.

Députée d'Alogma–Manitoulin–Kapuskasing, dans le Nord de l’Ontario, où il y a une forte présence francophone, elle a été élue pour la première fois en 2008. Comme M. d’Entremont, Mme Hughes a de l’expérience pour diriger les débats aux Communes, car elle est vice-présidente adjointe de la Chambre pour le NPD depuis 2015.

Les probabilités que les autres partis optent pour une candidature néo-démocrate semblent toutefois minces.


Greg Fergus : mon nom circule avec raison

Greg Fergus pose dans une rue d'Ottawa.

Le député Greg Fergus est en poste depuis 2008. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Le député libéral de Hull–Aylmer indique lui aussi qu’il aimerait succéder à Anthony Rota. Mon nom circule avec raison, lance-t-il au téléphone, mercredi matin, juste avant la rencontre hebdomadaire avec ses collègues.

Élu pour la première fois en 2015, Greg Fergus a été, entre autres, secrétaire parlementaire du premier ministre et du président du Conseil du Trésor. C’est la suite logique pour quelqu’un qui est venu dans la région d’Ottawa pour travailler comme page parlementaire il y a 35 ans, ajoute-t-il.

Une petite tache dans son dossier : il a été blâmé en 2023 par le commissaire à l’éthique parce qu’il avait écrit une lettre d’appui au CRTC pour une chaîne de télévision francophone, Natyf Inc., qui souhaitait être diffusée partout au Québec.

S’il est choisi, Greg Fergus deviendrait le premier président de la Chambre des communes appartenant à une minorité visible. Il a d’ailleurs coprésidé le Caucus des parlementaires noirs.


D'autres noms... et des non

D’autres députés libéraux ont exprimé un intérêt pour le poste. Peter Schiefke, élu libéral dans Vaudreuil–Soulanges depuis 2015, confirme qu'il sera sur les rangs mardi. Il a été entre autres secrétaire parlementaire à l'Immigration et à l'Environnement dans les dernières années.

Un autre Québécois, le député libéral d'Argenteuil–La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, a des intentions de se présenter, mais il se donne la fin de semaine pour y réfléchir.

Joël Lightbound debout avec la main levée.

Joël Lightbound est député fédéral de Louis-Hébert depuis 2015.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Joël Lightbound, qui a été approché par des libéraux et même par des conservateurs, a, lui, clairement fermé la porte à une candidature. C’est un poste très important, mais non, a-t-il dit mercredi, ajoutant qu’il accordait beaucoup d’importance à la liberté de parole.

En février 2022, alors que des camionneurs occupaient le centre-ville d’Ottawa, le député de Louis-Hébert était sorti publiquement pour dénoncer certaines politiques sanitaires de son gouvernement qui divisaient la population, selon lui.

Au Bloc québécois, on était frileux envers cette candidature, estimant que Joël Lightbound, de par ses positions passées, aurait du mal à contrôler la Chambre adéquatement.

Avec les informations de Louis Blouin et de Christian Noël

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