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Des syndicats rapportent une grande détresse chez les professionnels de l’éducation

Une professeure enseigne dans sa classe à de jeunes adolescents.

88 % des professionnels de l'éducation des centres de services scolaires des Phares et des Monts et Marées sont d’avis que les élèves ne reçoivent pas les services dont ils ont besoin.

Photo : Radio-Canada / Akli Aït Abdallah

Des syndicats représentant les professionnels de l'éducation de la région dressent un portrait peu réjouissant du milieu de l'éducation dans les quatre centres de services scolaires (CSS) de nos régions.

Selon un sondage réalisé par la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPEQ) auprès des membres des centres de services scolaires des Phares et des Monts-et-Marées, 43 % des professionnels songent à quitter le milieu scolaire pour une autre raison que la retraite, principalement en raison du manque de reconnaissance.

Ce sondage a été mené en juin auprès de 87 professionnels qui occupent des fonctions, entre autres, de psychoéducateur, de psychologue, d'orthopédagogue et d'orthophoniste.

J’ai des gens qui me disent : ''je veux quitter parce que je suis seul dans mon école, je veux quitter parce que mon centre de services est imperméable aux recommandations et aux solutions qu’on veut apporter'', explique le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Bas-Saint-Laurent, Jacques Belles-Isles.

Le bien-être des enfants, ça fait partie du pourquoi on fait ce métier-là et actuellement, ce qui fait en sorte que la détresse est aussi grande, c’est qu’on n’est pas capable de remplir le mandat.

Une citation de Jacques Belles-Isles, président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Bas-Saint-Laurent

Un peu plus à l'est, la situation semble moins alarmante dans les CSS de Kamouraska–Rivière-du-Loup et du Fleuve-et-des-Lacs, où les syndicats reconnaissent des améliorations des conditions de travail. Un professionnel sur 10 songerait toutefois à quitter son emploi parmi les 30 personnes qui ont répondu au sondage.

Surcharge de travail et manque de services aux élèves

Le sondage révèle également que 7 professionnels de l'éducation sur 10 au Bas-Saint-Laurent se considèrent en surcharge de travail, principalement parce qu'ils ont trop de mandats à accomplir et trop d’élèves ou de collègues à accompagner.

Une dizaine de postes seraient toujours non pourvus dans les CSS des Phares et des Monts-et-Marées et quatre pour les CSS de Kamouraska–Rivière-du-Loup et du Fleuve-et-des-Lacs.

Les syndicats déplorent également l’augmentation du nombre d’élèves avec de grandes difficultés d’apprentissage, avec des besoins particuliers ou concernés par un plan d'intervention scolaire.

Tout ça, ça prend des gens pour soutenir. On a des enseignants qui sont en souffrance qui ont une charge de travail de plus en plus grande sur leurs épaules affirme la présidente du SPGP-CSQ, Johanne Gingras.

À l'échelle provinciale, les négociations sont en cours pour le renouvellement de la convention collective. La rémunération, l'organisation du travail ou l’établissement d’un seuil minimal de services font partie des revendications pour améliorer les conditions de travail.

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