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Un couple de Drummondville sans domicile redoute l’arrivée de l’hiver

Mario Roy et Mélanie Daunais devant une tente.

Mario Roy et Mélanie Daunais vivent dans des installations précaires à Drummondville.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Mario Roy habite dans une tente aux abords d'un site industriel désaffecté depuis des mois. Il impute son sort à une série de malchances. « Je restais avec ma femme, on était mariés depuis 13 ans et elle est décédée. C'est depuis ce moment que j'ai dégringolé avec une saisie de loyer, etc. J'y habitais depuis 8 ans. »

La hausse du coût de la vie et la rareté des logements abordables, combinées à divers problèmes, poussent certains citoyens au bord de l'abîme. C'est le cas du couple de Drummondvillois formé par Mario Roy et sa nouvelle conjointe, Mélanie Daunais. Ils survivent tant bien que mal, mais l'arrivée du temps froid leur fait craindre le pire.

Mario Roy partage son quotidien avec Mélanie Daunais, qui est aussi sans domicile en raison d'une vague de revers. Je suis à Drummondville depuis 2018 et je suis tombée dans la rue en avril dernier. L'histoire est compliquée, raconte-t-elle.

Si le couple réussit à survivre, c'est principalement grâce au soutien d'organismes communautaires locaux. On se débrouille avec les organismes du coin : La Piaule, l'Ensoleilvent et la Tablée populaire, mentionne Mélanie Daunais.

Ces organismes assurent qu'ils effectuent l'impossible pour soutenir les citoyens les plus démunis de la communauté.

On n'a pas de solution magique, mais ce que l'on souhaite, c'est travailler tous ensemble pour trouver des réponses, et atténuer et rendre la vie plus douce pour ces personnes-là.

Une citation de Francis Lacharité, directeur général de La Piaule

La mairesse de Drummondville, Stéphanie Lacoste, participera au Sommet municipal sur l'itinérance la semaine prochaine afin, notamment, d'interpeller ses partenaires gouvernementaux. À Drummondville, il n'y a pas de lieu de tolérance. On travaille toujours en collaboration avec tous les intervenants du milieu pour essayer d'être proactifs. Quand il y a des plaintes, on agit, mais vous savez que l'itinérance, c'est un enjeu très complexe.

Mario et Mélanie assurent vouloir s'en sortir en décrochant un emploi, eux qui affirment avoir toujours travaillé. J'étais travailleur autonome. L'été, je travaillais dans les fruits et l'hiver, dans la rénovation, le pavé, la pelouse. J'ai toujours fait ça avec ma femme, raconte Mario.

J’ai perdu mon emploi. J'ai tenté d'en trouver un autre. Je n'ai pas encore trouvé, puis souvent, c'est l'expérience ou l'apparence et les études aussi qui nous barrent.

Une citation de Mélanie Daunais

Malgré ces difficultés, le couple tente toujours de dénicher un loyer avant l'arrivée du temps froid avec l'aide d'un organisme communautaire local. Si je ne suis pas capable de me trouver de logement, bien je vais me trouver d'autres couvertures, ça, c'est sûr. On n'aura pas le choix, explique Mélanie.

En attendant une embellie, le couple s'apprête à affronter une autre nuit dans son abri de fortune.

D’après le reportage de Jean-François Dumas

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