•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En plus des enseignants, près de 1000 postes d’éducatrices à pourvoir dans les écoles

Une femme aidant un enfant à faire ses devoirs

Le syndicat des employés des services publics a fait valoir le nombre « préoccupant » d'employés manquants.

Photo : iStock

Radio-Canada

À la veille de la rentrée scolaire, les postes de personnel de soutien dans les écoles sont aussi difficiles à pourvoir que ceux d'enseignants, plaide le secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Lors d'une conférence de presse, tenue dimanche matin devant l'école Charles-Lemoyne à Montréal, le syndicat a fait valoir le nombre préoccupant d'employés manquants et l'importance d'améliorer les conditions de travail du personnel de soutien pour attirer de nouveaux employés.

La rentrée scolaire montréalaise est demain, les enfants n’ont pas encore mis le pied dans la cour d’école et la situation demeure difficile, se désole Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Des emplois difficiles à pourvoir

Mme Charland ajoute que les emplois de personnel de soutien sont tout aussi difficiles à pourvoir que ceux du personnel enseignant, notamment chez les éducatrices et les éducateurs en service de garde. Plusieurs régions de la province font état de plus de 20 % de postes de personnel de soutien non pourvus, et ce, moins de 24 heures avant la rentrée, selon des données recueillies par la FEESP-CSN.

Au Centre de services scolaire des Mille-Îles, dans les Laurentides, il en manque 405, ce qui représente 50 % des postes non comblés.

La proportion de postes à pourvoir atteint toutefois 26 % au Centre de services scolaire des Hautes-Rivières en Montérégie, 25 % au Centre de services scolaire Chemin-du-Roy en Mauricie ou encore 22 % au Centre de services scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup dans le Bas-Saint-Laurent et au Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs en Estrie.

Du côté du Centre de services scolaire de Montréal, il manque 230 éducatrices en service de garde sur un total de 2248, représentant 10 % des postes à pourvoir.

L'inquiétude face aux démissions

La Fédération est également préoccupée par le nombre de démissions dans certains centres de services scolaires. Mme Charland soutient que c’est près de 10 % des employés qui ont remis leur démission dans la dernière année dans certaines régions.

Elle souligne que ces démissions ne viennent pas de gens qui commencent dans le métier, mais bien des gens qui ont 20, 25 ans d'ancienneté, et qui disent qu'ils ne sont plus capables de travailler dans l'environnement actuel.

Frédéric Brun, vice-président de la FEESP-CSN, précise par voie de communiqué que de meilleures conditions de travail demeurent la seule manière de répondre au problème.

Vu le contexte catastrophique, des centres de services demandent à leurs techniciennes et techniciens en éducation spécialisée de remplacer des enseignantes et des enseignants, aggravant ainsi la pénurie de techniciennes.

Ce n'est pas sorcier. La seule solution pour freiner l'exode et pour attirer de nouveaux employés en grand nombre, c'est d'offrir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Une citation de Frédéric Brun, vice-président de la FEESP-CSN

M. Brun rappelle que les salaires des employés de soutien des écoles primaires, secondaires et des Centres de services sont parmi les moins élevés du secteur public.

Une question financière

Le premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), François Enault, attribue cette situation au gouvernement du Québec et exprime l'insuffisance que représente l'augmentation salariale de 9 % sur cinq ans proposée par le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, pour inciter les employés à demeurer dans le réseau.

Selon le ministre Girard, les prévisions d'inflation pour les cinq prochaines années sont fixées à 16,6 %. Avec de telles offres et selon ses propres prédictions d’inflation, les travailleuses et les travailleurs du secteur public se seraient appauvris d’au moins 7,4 %. Ça n'a pas de bon sens, enchaîne M. Enault, stipulant qu'une augmentation de 100 $ par semaine est nécessaire.

Le syndicat souligne que les aides à la classe ne doivent pas servir de solution au problème de la pénurie d'enseignants, puisqu'un manque d'éducatrices se fait aussi sentir pour cette fonction.

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre Info nationale

Nouvelles, analyses, reportages : deux fois par jour, recevez l’essentiel de l’actualité.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre Info nationale.