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Les 5 femelles caribous de la Gaspésie seront relâchées à la fin du mois

Un caribou se déplace sur une montagne.

Le plan de protection du caribou de Québec se fait toujours attendre. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images

Les femelles gestantes, qui avaient été mises dans un enclos de maternité en mars 2023, seront relâchées dans la nature à la fin du mois d’août, annonce le ministère québécois de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

La remise en liberté des caribous femelles suit les recommandations d'un comité scientifique externe, dont fait partie Fanie Pelletier, professeure au département de biologie de l'Université de Sherbrooke.

La relâche est assez simple. Il y a deux enclos et on ouvre les portes, essentiellement. Puis, les femelles doivent retourner naturellement, d'elles-mêmes, au troupeau, explique Mme Pelletier.

En juillet, Radio-Canada apprenait que l'opération de capture des femelles avait permis de placer six caribous en enclos l'hiver dernier pour tenter de les protéger des prédateurs, tout comme les faons lors de la mise bas. Du nombre, seules deux femelles étaient gestantes. Les deux ont finalement perdu leurs faons au printemps et une femelle est décédée d'une infection utérine suivant la mise bas.

Il ne reste plus qu'une trentaine de caribous montagnards dans le parc de la Gaspésie.

Portrait de Fanie Pelletier.

Fanie Pelletier, professeure en écologie animale à l’Université de Sherbrooke. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

La professeure précise que les biologistes consultés ont hésité à suivre le plan initial, étant donné le bilan désastreux de l’hiver, mais ont décidé de les relâcher au moment prévu pour que les femelles participent à la saison de reproduction.

C’est une mesure de dernière chance, dit-elle. Si on a cinq femelles qui ne participent pas à un épisode de reproduction, ça a un impact majeur sur le nombre de faons possibles pour l’année prochaine, rappelle Mme Pelletier.

Fanie Pelletier et ses collègues assureront un suivi pour déterminer combien de temps les femelles mettront pour rejoindre leur troupeau et pour constater si elles participent ou non à la saison de reproduction. L'équipe décidera ensuite des prochaines étapes.

Un inventaire aérien devrait se faire cet automne, comme c’est le cas depuis trois ans.

Gros plan de la tête d'un caribou de la Gaspésie.

Les caribous sont en danger au Canada, au point d’être devenu un enjeu politique. (Photo d'archives)

Photo : iStock / pchoui

Selon la biologiste, il est probable que le gouvernement du Québec répète l'expérience de la capture de femelles gestantes l'an prochain.

Par ailleurs, la stratégie de Québec pour protéger le caribou se fait toujours attendre. Le ministre de l'Environnement et du Changement climatique du Canada, Steven Guilbeault, qui menaçait la province d’intervenir par décret si Québec ne publiait pas son plan, a finalement retiré la date butoir.

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