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Peut-on se passer de la voiture en région?

Plusieurs rangées de voitures sont dans un stationnement à Rimouski.

Plusieurs acteurs régionaux du Bas-Saint-Laurent avancent des solutions pour rendre réalisable l'objectif de réduction du parc automobile dans la région.

Photo : Radio-Canada

Si la province veut tendre vers la carboneutralité d’ici 2050, elle n’aura pas d'autre choix que de réduire son parc automobile, a martelé le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, cette semaine. Plusieurs acteurs régionaux du Bas-Saint-Laurent avancent des pistes de solutions pour rendre réalisable cet objectif.

Patrick Morin, directeur général au Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent, se réjouit de la déclaration du ministre Fitzgibbon. La réduction de moitié du parc automobile au Québec est réalisable, selon lui.

Une nuance s’impose toutefois, selon M. Morin. Il faut bien différencier [entre le fait de] posséder et conduire une voiture. Ça ne veut pas dire que vous allez moins conduire dans votre vie, mais vous n’allez peut-être pas posséder une voiture, distingue-t-il.

Ce qui est possible pour le Bas-Saint-Laurent, c’est d’éliminer la deuxième voiture des ménages.

Une citation de Patrick Morin, directeur général au Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

Patrick Morin est conscient que les offres d’un réseau de transport en commun, d’autopartage et de covoiturage doivent être élargies. Il trouve même encourageant de constater que de plus en plus d’élus tentent de travailler sur les solutions de rechange pour se passer de la voiture.

Patrick Morin répond au journaliste.

Patrick Morin est conscient que les offres d’un réseau de transport en commun, d’autopartage et de covoiturage doivent être élargies.

Photo : Radio-Canada

Depuis la pandémie, il y a un changement accéléré des mentalités qui s’est fait, observe le directeur général au Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent. Les municipalités comprennent que l’offre de transport actif représente un attrait pour l’arrivée de nouvelles familles.

Patrick Morin avance que, depuis l'an 2000, 70 000 véhicules à moteur se sont ajoutés sur les routes de la région, alors que la population a légèrement décliné durant cette même période.

Un soutien gouvernemental souhaité

Du côté de Rimouski par exemple, le maire Guy Caron considère que c’est aux municipalités d’assurer que les autres modes de transport sont viables et utilisables d’une manière qui ne pénalise pas les gens. Il soutient que la Ville de Rimouski travaille à proposer des moyens de transport alternatifs pour les citoyens.

Si les gens décident que la voiture n’est plus pour eux, il faut que d’autres modes de transport ne soient pas un désavantage.

Une citation de Guy Caron, maire de Rimouski

Toutefois, l’élu rimouskois pense que les Villes devront être soutenues par le gouvernement du Québec. En ce qui concerne le réseau de transport en commun, le maire espère des changements réglementaires de la part du ministère des Transports. On n’a pas le droit d’opérer notre système de transport collectif, on est à la merci des appels d'offres, ce n’est pas le cas dans les grandes villes, illustre-t-il.

Selon le maire, il n’est pas question de parler d’interdiction d'utiliser la voiture, mais de privilégier des mesures incitatives pour faire en sorte que les gens réalisent que la voiture n’est pas la seule manière de se déplacer.

La Ville de Rimouski dit réaliser plus de déblaiement des trottoirs l’hiver pour les piétons et réfléchir à rendre les pistes cyclables plus sécuritaires. Elle souhaite aussi continuer de bonifier le service de transport en commun municipal.

Avec les informations d’Isabelle Damphousse

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