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Des factures de restaurant de plus en plus salées

Plusieurs assiettes de deux œufs, bacon et crêpes manger par un homme.

Les items les moins chers sur les menus comme les déjeuners et les menus du jour deviennent les choix les plus populaires. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / Alexander Spatari

Radio-Canada

Le milieu de la restauration n'échappe pas aux conséquences de l'inflation. L'augmentation du prix des produits et des salaires, notamment, fait en sorte que les factures sont plus coûteuses pour les clients et donnent des maux de tête aux propriétaires.

L'Association Restauration Québec (ARQ) estime que ses membres augmenteront leurs prix entre 6 % et 10 % en 2023.

Les prix augmentent chez les distributeurs. En pénurie de main-d’œuvre, on veut donner des emplois plus attractifs. Ça se traduit par des augmentations de salaire de 21 % sur 3 ans [...] avec une marge qui, avant la pandémie, était de 4 %. Ça fait qu’il faut jongler à travers tout ça et éviter d’avoir des prix trop chers. En même temps [ils ne peuvent] pas tout absorber, explique le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l'ARQ, Martin Vézina.

Les items les moins dispendieux sur les menus de restaurants, notamment les déjeuners ou encore les menus du jour, sont de plus en plus populaires.

Souvent, les restaurateurs doivent justifier leur tarification à la clientèle. C’est très facile de bien faire à manger [et que ça coûte plus cher], c’est beaucoup plus difficile de bien nourrir les gens à des prix raisonnables, mentionne le propriétaire du Sacritain à Trois-Rivières, Jacques Langlois.

Cette nouvelle réalité oblige en quelque sorte les restaurateurs à user de stratégie. Ça nous oblige à faire preuve de beaucoup de créativité et à augmenter notre productivité, ajoute-t-il.

La pression se fait aussi ressentir chez la clientèle. Plusieurs citoyens rencontrés par Radio-Canada ont mentionné se restreindre dans leurs sorties au restaurant. Pour dépenser ce montant-là de 150 $ pour un souper qui est quand même assez ordinaire, on se dit qu’on va y aller moins souvent, souligne l’un d’eux.

D’autres vont plutôt porter une attention particulière sur les prix, les amenant parfois à modifier leurs choix.

Avec les informations de Charles-Antoine Boulanger

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