Les aléas de la météo freinent la saison du vélo de montagne

L'Estrie a reçu beaucoup de pluie cet été.
Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau
La pluie joue les trouble-fêtes pour les adeptes de vélo de montagne. Lorsque les sentiers ne sont pas fermés en raison de la météo, ils sont en mauvais état, et même périlleux pour ceux qui s'y aventurent.
Les adeptes de plein air sont moins nombreux, cette année, au parc national du Mont-Orford.
On a vu une baisse au niveau de la fréquentation quotidienne, explique le directeur du parc, Mario Landry. C’est une baisse qui n’est pas catastrophique par contre parce que lors des belles journées, comme le week-end dernier, les gens se reprennent.
Les pluies abondantes rendent toutefois le vélo de montagne impopulaire.
Pour respecter l’environnement et les sentiers, on peut rouler moins [souvent] dans les pistes de vélo de montagne. Les pistes sont fermées et la communauté de vélo de montagne s’entend pour faire attention aux sentiers donc ça roule beaucoup moins en forêt.
Il s'agit d'un été plus tranquille pour les cyclistes et dans les boutiques de vélo. À titre d'exemple, la montagne de Bromont était fermée en raison de la météo, mardi. Aujourd’hui, nous étions censés faire du vélo, mais on vient voir pour une réparation finalement, mentionne un cycliste rencontré au Vélo Café Endurance Aventure. Oui, on a moins de sorties que l’année dernière.
Au niveau des ventes de vélo, il y a un changement, c’est clair. Le vélo de montagne, c’est hyper tranquille
, mentionne David Poirier, copropriétaire de la boutique depuis 10 ans.
Ce dernier demeure optimiste puisqu’il reste encore plusieurs semaines pour profiter de la saison. On a confiance parce que souvent le mois d’août, le mois de septembre, le mois d’octobre sont très beaux. Ça devient plus sec et c’est la belle période donc c’est loin d’être terminé.
Malgré le ralentissement de ses activités, le parc du Mont-Orford reste attrayant pour d'autres sortes de loisirs.
Au niveau de l’hébergement, camping, villégiature, les gens ont réservé à l’avance et les gens sont présents, ils viennent au parc et profitent de leur hébergement
, raconte Mario Landry.
D’après le reportage de Jemima Kalemba