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Réfugiés dans la rue : Ottawa offre 97 millions de plus à Toronto

Des réfugiés devant un immeuble municipal au 129, rue Peter.

Des demandeurs d'asile qui campaient dans la rue au centre-ville de Toronto ont pu trouver refuge dans une église. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alex Lupul

Radio-Canada

Le fédéral annonce l'octroi de 97 millions de dollars supplémentaires pour loger des demandeurs d'asile à Toronto qui campaient dans la rue depuis plusieurs semaines, faute de place dans les refuges. La mairesse Olivia Chow affirme toutefois que c'est insuffisant.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Sean Fraser, en a fait l'annonce mardi matin. Les images de ces dizaines de réfugiés dormant sur le trottoir faisaient les manchettes depuis plusieurs jours.

Le Canada continuera à soutenir les personnes les plus vulnérables du monde qui recherchent notre protection.

Une citation de Sean Fraser, ministre de l'Immigration du Canada (communiqué)

La Ville Reine demandait toutefois 157 millions en financement additionnel du gouvernement Trudeau, pour couvrir l'ensemble des factures liées aux services offerts aux réfugiés.

Dans un communiqué, la mairesse Olivia Chow qualifie l'investissement fédéral de « pas dans la bonne direction ».

C'est insuffisant pour répondre aux besoins des réfugiés arrivant à Toronto et dans la région, mais ça pourrait combler le manque de façon provisoire.

Une citation de Olivia Chow, mairesse de Toronto (communiqué)

Des réfugiés dans la rue à Toronto

Consulter le dossier complet

Des personnes discutent devant un immeuble au 129 rue Peter. Ils sont entourés de plusieurs sacs de poubelle.

Elle dit que la Ville va tenter de trouver des solutions immédiates pour loger les demandeurs d'asile, sans donner de détails. Les autorités municipales ont affirmé que les logis pour demandeurs d'asile et les refuges pour sans-abri sont tous pleins.

Mercredi matin, la mairesse planifie présenter une motion concernant la situation dans les refuges ainsi que la crise du logement au début de sa première rencontre du conseil municipal.

Olivia Chow a fait part de ses plans au terme d'une rencontre entre fonctionnaires des trois paliers de gouvernements mardi après-midi.

Environ 200 demandeurs d'asile ont pu trouver refuge temporairement, lundi soir, dans une église du nord-ouest de Toronto, grâce à une initiative de groupes communautaires.

« J'ai eu peur », dit un réfugié

Patrice Bigirimana en entrevue.

Le demandeur d'asile Patrice Bigirimana raconte qu'il a dormi un mois dans la rue au centre-ville de Toronto avant de trouver refuge temporairement dans une église.

Photo : Radio-Canada

Le réfugié burundais Patrice Bigirimana raconte qu'il a campé pendant un mois devant le centre municipal pour sans-abri de la rue Peter au centre-ville, dans l'espoir d'avoir un lit, avant de pouvoir déménager temporairement dans l'église Revivaltime lundi soir.

J'ai eu peur, confie-t-il. Il se sent en sécurité maintenant, mais se demande combien de temps il pourra rester à cet endroit.

On ne sait pas ce qui va suivre.

Une citation de Patrice Bigirimana, réfugié du Burundi

Il aimerait aussi obtenir un permis de travail. Nous voulons travailler, lance-t-il, se disant prêt à être employé dans une usine, par exemple, pour gagner sa vie.

Aide temporaire

Extérieur de l'église en briques.

Environ 200 demandeurs d'asile ont été hébergés temporairement dans cette église du nord de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Les groupes communautaires qui ont organisé le déplacement des demandeurs d'asile en autobus, lundi soir, jusqu'à l'église Revivaltime, insistent pour dire qu'il s'agit d'une initiative temporaire.

Nous allons essayer de les aider le plus longtemps possible, mais c'est une solution très temporaire pour un très gros problème.

Une citation de Judith James, pasteur

La pasteur Judith James raconte que les hommes sont logés dans le gymnase de l'établissement, alors que les femmes, y compris des femmes enceintes, sont hébergées dans deux grandes pièces.

Ils ont pu manger du poulet et de la pizza lundi soir, en plus de prendre une douche. L'Association jamaïcaine du Canada devait leur fournir un déjeuner mardi matin, ajoute Mme James.

Les chefs de file communautaires doivent en faire plus, le gouvernement fédéral et la province doivent en faire plus, ajoute-t-elle. C'est une crise nationale.

De son côté, le premier ministre ontarien, Doug Ford, a appelé Ottawa à intervenir mardi matin, avant l'annonce du fédéral. On ne peut pas juste laisser les gens là et leur dire : ''On a fait notre travail'', lâche-t-il. On doit collaborer tous ensemble. Il a aussi demandé des permis de travail pour les demandeurs d'asile.

Le gestionnaire municipal Paul Johnson a affirmé plus tôt cette semaine qu'environ 35 % des 9000 lits dans les refuges de Toronto sont occupés actuellement par des réfugiés. La Ville dit avoir ajouté 1500 places pour les demandeurs d'asile au printemps 2022, mais elles sont toutes pleines. Les autorités municipales disent recevoir du financement pour 500 réfugiés. La Ville puise dans ses réserves, selon M. Johnson, pour en loger plus de 3000.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

Avec les informations de CBC

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