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Réfugiés dans la rue à Toronto : appel au congédiement du directeur des refuges

Un entrepreneur offre des fonds pour loger immédiatement les demandeurs d'asile et accuse les gouvernements d'inaction.

Des réfugiés avec leurs bagages sur le trottoir.

Des demandeurs d'asile à Toronto dorment sur le trottoir depuis plusieurs semaines devant un centre pour sans-abri de la rue Peter, au centre-ville. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Swadden

Radio-Canada

Des militants réclament la tête du directeur général du service des refuges de Toronto, Gord Tanner, l'accusant d'avoir mal géré le système et d'appliquer une politique « xénophobe » à l'endroit des demandeurs d'asile.

Depuis plusieurs semaines, quelques dizaines de réfugiés sont forcés de dormir dans la rue, faute de place dans les abris qui leur sont destinés et dans les refuges pour sans-abri, clame la Ville.

La nouvelle mairesse Olivia Chow a pressé Ottawa d'augmenter son financement.

Or, dans une lettre ouverte, une vingtaine de militants, y compris l'infirmière de rue Cathy Crowe et le travailleur communautaire à la retraite Gaétan Héroux, montrent du doigt M. Tanner et le pressent de démissionner « immédiatement » de son poste, Dans le cas contraire, Mme Chow devrait le congédier, selon les signataires.

La seule façon d'aller de l'avant, c'est avec le départ [de Gord Tanner].

Une citation de Greg Cook, militant, dans un communiqué

Des réfugiés dans la rue à Toronto

Consulter le dossier complet

Des personnes discutent devant un immeuble au 129 rue Peter. Ils sont entourés de plusieurs sacs de poubelle.

Dans un communiqué, la mairesse Chow n'a pas indiqué si elle allait envisager de satisfaire à la demande des militants. Nous avons besoin de toutes les ressources pour résoudre cette crise, a-t-elle fait savoir.

Je me concentre à travailler avec les gouvernements fédéral et provincial pour trouver une solution immédiate à cette crise et pour trouver une solution à long terme qui fera en sorte, en premier lieu, que les réfugiés ne seront pas dans la rue, a poursuivi la mairesse.

Un entrepreneur offre de l'argent

L'homme d'affaires Mohamad Fakih, fondateur de la chaîne de restaurants Paramount, se dit « dégoûté » de la situation, accusant les autorités d'avoir « abandonné » ces réfugiés, selon une vidéo diffusée sur Twitter.

En point de presse lundi, il a offert de l'argent pour aider à loger temporairement les demandeurs d'asile. Il a entre autres lancé un appel aux universités, se disant prêt à payer les lits dans leurs dortoirs.

C'est une honte que trois femmes enceintes [et d'autres réfugiés] se retrouvent à dormir dans la rue.

Une citation de Mohamad Fakih, entrepreneur

Chiffres exagérés?

Selon les signataires de la lettre ouverte, Toronto viole sa propre politique de ville sanctuaire en refusant d'héberger des demandeurs d'asile.

Les militants affirment que la Ville fournit des chiffres exagérés sur l'augmentation du nombre de réfugiés, qui est de 11 % depuis 2018, selon eux, alors que l'administration municipale dit que cette hausse s'est élevée à 440 % durant la pandémie.

La Ville nourrit un sentiment de xénophobie en laissant entendre que les réfugiés sont un fardeau pour le système.

Une citation de Lettre ouverte de militants

Les signataires affirment également que la Ville envoie « cruellement » les demandeurs d'asile sur une fausse piste en leur disant de contacter Service Canada pour se trouver un logis tout en « sachant que ça ne mènera nulle part ».

Ils ajoutent que M. Tanner a caché des données sur les refuges pour sans-abri au conseil municipal l'an dernier.

Recherche de solutions

La mairesse Chow a indiqué vendredi dernier que des représentants municipaux avaient eu une rencontre « productive » avec des responsables provinciaux et fédéraux au sujet des demandeurs d'asile.

Les parties ont promis de présenter mardi des mesures spécifiques pour des espaces et des ressources à un groupe de gestion de crise et que celles-ci seraient mises en œuvre immédiatement, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

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