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La situation de l’itinérance s’accentue à Rimouski, selon des organismes

Une tente est plantée dans une forêt.

Certaines personnes qui se retrouvent sans logement à Rimouski dorment dans des tentes prêtées par l'organisme En Tout C.A.S. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Liny Lamberink

Radio-Canada

Le phénomène de l’itinérance prend de l’ampleur à Rimouski, selon des intervenants qui viennent en aide aux gens dans le besoin. La pénurie de logements accentue une « tendance lourde », selon eux.

Action populaire Rimouski-Neigette observe que des personnes sont forcées de dormir à l’extérieur, notamment au parc de la Gare, en plein centre-ville de Rimouski.

Pour le coordonnateur de l’organisme, Michel Dubé, c’est du jamais-vu. Depuis deux à trois ans, de voir des gens coucher au parc de la Gare, c’est incroyable à Rimouski de vivre ça. On avait des personnes qui étaient sans domicile fixe, qui couchaient chez des amis, de la parenté, témoigne-t-il.

Des gens qui dorment dehors, ça, je n'avais jamais vu ça.

Une citation de Michel Dubé, coordonnateur d'Action populaire Rimouski-Neigette

Luc Jobin, directeur de l’organisme En Tout C.A.S., qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance, peut aussi en témoigner. Je n’aurais pas dit ça il y a quelques années, mais au sortir de la pandémie, on peut certainement affirmer qu’on assiste à quelque chose qui est installé, malheureusement, souligne-t-il.

Certaines personnes optent pour le camping tout au long de la période estivale. La solution est loin d'être idéale, reconnaît l’organisme En Tout C.A.S., qui tente du mieux qu’il peut de répondre aux besoins des populations vulnérables.

La personne, il se peut qu’elle ne veuille pas se présenter pour toutes sortes de raisons dans des organismes d’hébergement, note Luc Jobin.

À certaines occasions, l'organisme s'est fait demander de prêter du matériel de camping. Et oui, on en a quelques fois. On n’en distribue pas comme on fait la distribution de bonbons à l’Halloween, mais quelques fois, ça arrive qu’on ait à procéder de cette façon-là, nuance-t-il.

M. Jobin précise que les gens qui utilisent cette option campent un peu partout en ville. Son organisme s'assure cependant qu'il n'y ait pas d'attroupement afin d'éviter les plaintes pour camping illégal, ce qui forcerait la Ville à démanteler les campements.

Une piste de solution

L’organisme En Tout C.A.S. souligne que Rimouski a besoin d'hébergements à bas seuil, un type d’hébergement pour lequel aucun critère n’est exigé. Ces hébergements pourraient venir en aide aux personnes qui ont des animaux de compagnie ou des problèmes de consommation, par exemple. On les trouve déjà dans certaines grandes villes, comme Montréal ou Québec.

On a toutes les raisons d’essayer d’offrir une panoplie de services qui vont être mieux ajustés aux personnes de notre communauté. Maintenant, la question c’est que ça prend de l’argent et ça prend des gens qui vont prendre ça en main, ajoute Luc Jobin.

Il mentionne que les différents paliers de gouvernement devraient investir dans des organismes qui offriront des possibilités d'hébergements avec moins de facteurs d'exclusion. J’ai bien peur qu’on ne soit pas près d’en arriver à une solution rapidement, déplore-t-il.

Des gens cherchent toujours, à l’aube du 1er juillet

Selon l’Office d’habitation Rimouski-Neigette (OHRN), entre 30 et 50 personnes qui ont fait appel à son service d’aide à la recherche de logement n’ont toujours pas trouvé de logement permanent.

En général, on va être vraiment dans l’option plan B, note Daniel Bélanger, directeur du service à la clientèle pour l’OHRN. Lorsque des personnes demandent l’aide de l’organisme, l’OHRN vérifie si la famille ou l’entourage peut les accueillir durant la période de transition en attendant de trouver un logement permanent.

Ainsi, la plupart des personnes mal prises pourront se loger temporairement chez des proches. Il reste toutefois cinq à dix personnes qui cherchent toujours où habiter, constate l’organisme.

Ces personnes peuvent être hébergées dans les logements de dépannage de l’OHRN. Si ces derniers sont pleins, comme c’est le cas actuellement, l’organisme peut les loger à l’hôtel et conserver leurs meubles pour quelque temps.

Les personnes qui se retrouvent dans une situation critique peuvent joindre le service d'aide à la recherche de logements de l’OHRN, au 581-472-7275. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent peut aussi rediriger les personnes en situation d'itinérance vers des ressources dans la communauté en appelant au 811, option 2.

Avec les informations de Mathieu Berger et Marie-Christine Rioux

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