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Les sans-abri campant sous l’autoroute Ville-Marie seront expulsés

Des tentes sous une structure de béton.

Les personnes en situation d’itinérance qui ont trouvé refuge sous l’autoroute Ville-Marie devront s'installer ailleurs.

Photo : Radio-Canada / Elyse Allard

Radio-Canada

Le campement de sans-abri situé sous l'autoroute Ville-Marie, au centre-ville de Montréal, pourra être démantelé à partir du 15 juin comme prévu, a tranché un juge de la Cour supérieure.

Dans une décision rendue mardi, le juge Pierre Nollet a reconnu que l'expulsion des personnes qui vivent dans des tentes sous l'autoroute Ville-Marie comporte son lot de risques pour le groupe, mais il a noté qu'il existe plusieurs ressources mises à leur disposition.

La situation qui met en danger la santé, la sécurité et la vie des [sans-abri de ce campement] n’est pas seulement l’expulsion des lieux où ils se trouvent présentement, mais aussi le fait qu’ils ont été forcés ou ont préféré recourir à cette solution d’hébergement en l’absence ou méconnaissance des ressources nécessaires pour les loger, peut-on lire dans le jugement.

La Cour supérieure ordonne également au gouvernement du Québec de se conformer à son propre engagement, inscrit dans l'avis d'éviction du 5 avril 2023, d’offrir aux personnes évincées d’entreposer leurs biens à leur demande.

Selon le juge, rien n'indique que les campeurs auraient quitté d'eux-mêmes les lieux avant la mi-juillet si un sursis leur avait accordé.

Une clinique juridique a aidé le groupe de 15 ou 20 sans-abri à obtenir deux injonctions du tribunal, plus tôt cette année, afin de reporter le démantèlement du campement. Le but consistait à donner plus de temps aux occupants pour se trouver un autre endroit où vivre.

Un premier avis d'expulsion a été transmis aux sans-abri en novembre dernier, mais le ministère des Transports a choisi de reporter ses travaux de réfection de l'autoroute pour laisser le temps aux campeurs de partir.

C'est finalement en mars que le ministère s'est tourné vers les tribunaux afin d'obtenir un avis d'expulsion.

Dans sa décision, le juge Nollet souligne que ce terrain qui appartient à la province n'est pas un espace public comme un parc, ce qui fait en sorte que les campeurs n'ont pas le droit de s'y trouver.

Il ajoute que des preuves irréfutables démontrent que les travaux sur l'autoroute sont absolument nécessaires, rappelant que la région de Montréal a déjà été témoin des conséquences désastreuses du manque d'entretien des infrastructures routières.

Outre les conséquences économiques, il y a des conséquences humaines en jeu. Elles ne peuvent être ignorées, précise le juge dans sa décision.

Avec les informations de La Presse canadienne

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